30/10/2015

Conformité ou conformisme?

 

 

Bien sûr que l’Usine doit être en conformité avec la loi, il ne peut en être autrement. Mais, dans les démocraties, les lois ne sont jamais totalitaires ; chacune d’elle autorise son interprétation, fondement même du travail des juges et des avocats. Donc, il est certain qu’à terme, les services du DES et l’Usine parviendront à un compromis sur l’interprétation de la LRDBHD qui sera acceptable par les uns et les autres.

 

La réaction politique de la droite en Ville de Genève va bien au-delà du souci d’arriver à une conformité acceptable par l’Usine ; elle tombe dans le champ de la tentation conformiste : jeunes, alternatifs, foireurs, tagueurs,  vous allez être punis par là où vous avez péché et nous allons vous remettre dans le droit chemin, vous montrer comment vous devez vous comporter, dénoncer vos dérives alcooliques ou fumeuses, bref, vous rendre conformes à l’image que nous voulons de vous.

 

Tenter d’éradiquer l’anticonformisme d’une partie de la jeunesse est bien mauvaise politique ! Il suffit de penser à tout ce que les mouvements de ce type ont apporté dans notre histoire, tant sur le plan politique (le féminisme par exemple) que sur le plan artistique (les surréalistes) ; ce serait réaliser une société de clonage générationnel, privée des forces vives créatives et inventives qui prennent naissance dans la nécessaire remise en cause du monde qui caractérise l’adolescence et les débuts de l’âge adulte (et qui se prolongent heureusement parfois bien au-delà !). Ce serait, en fait, figer toute possibilité d’évolution !

 

De grâce, cessons de vouloir que les jeunes nous ressemblent  (d’ailleurs est-ce souhaitable ?), arrêtons de vouloir leur faire la leçon avec le corollaire d’exacerber les tensions ! Laissons à la fois la jeunesse se faire et le compromis s’élaborer !

 

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06/07/2015

De la dignité des peuples

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Le siècle de Périclès (Vème av. J-C.) consacre la Grèce comme berceau de notre civilisation. Les arts (Phidias, Eschyle, Sophocle), les sciences (Pythagore, Parménide), la médecine (Hippocrate), la philosophie (Socrate, Platon, Aristote) se conjuguent pour marier la pensée rationnelle à la métaphysique ; Aristote, notamment, considère que la Cité ne peut se développer sans justice et sans empathie entre ses habitants. Tout naturellement naît à Athènes la première démocratie, certes restrictive puisqu’elle exclut les esclaves, mais qui bouleverse la conception politique du pouvoir, jusqu’alors réservé soit à un individu, soit à une petite oligarchie.


26 siècles plus tard, après 8 plans d’austérité (2009-2015), le peuple grec refuse par référendum les conditions européennes pour le traitement de sa dette, la dégradation inexorable de son économie, la paupérisation constante de sa population. Tsipras ne mène pas une politique de gauche,  ni de droite d’ailleurs, il tente de trouver un chemin pour arrêter le déclin de son peuple et celui-ci, bien au-delà de l’opposition gauche-droite, lui a communiqué son soutien total.


Ainsi, il a renoué avec ses illustres ancêtres, retrouvé une dignité perdue et rappelé à l’oligarchie politico-financière européenne le sens étymologique du mot « démocratie », le pouvoir du peuple. Puissions-nous, Européens, avoir retenu la leçon!


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21/06/2015

Vous avez dit sociothérapie?

 

« Vérité sortant du puits armée de son martinet pour châtier l’humanité »,
Jean-Léon Gérôme, 1896

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