15/02/2018

Ces salauds de riches!

Malin le candidat Zakarias de provoquer en créant un lobby des très riches et en dénonçant le prétendu exode fiscal de ceux-ci (qui n’est pas prouvé) ! Ça n’a pas fait un pli, la gauche toute est tombée dedans à la vitesse de l’éclair ! EàG lance un concours stupide (échanger 1 jour de sa vie avec un riche) et ressort son bréviaire marxiste, le travail est le principal générateur de richesses. Mais quel travail existe sans les capitaux ? A l’évidence, les deux sont liés et donner à l’un ou à l’autre la prédominance n’est que posture idéologique ! Un député PS clame sur les réseaux sociaux sa honte devant les paroles du ministre des Finances qui estime que l’impôt genevois sur la fortune est trop élevé et que l’assiette fiscale à 83% pour les nantis est trop lourde. On peut partager ou non cette opinion, mais le bon sens commande que considérer comme pesante une contribution fiscale à cette hauteur n’a vraiment rien de honteux ! A l’évidence, ces réactions fleurent bon la basse démagogie et la stratégie à 2 balles électoralistes !

Mais il y a pire ! J’aimerais rappeler qu’être riche est un état extérieur à la personne, qui ne dit rien de sa personnalité ni de son être. Il est donc fascinant de voir certaines forces de gauche utiliser la même généralisation abusive, la même réduction à une caractéristique extérieure à la personne humaine à l’encontre des riches que celles qu’elles dénoncent à l’UDC contre les étrangers ! Décidément, créer des têtes de Turc ou même des boucs-émissaires n’est pas l’apanage d’un parti de droite dure, flatter l’électorat dans ses sentiments négatifs – peur de l’étranger, envie du riche – paraît ne plus poser de problèmes éthiques en politique !

 De surcroît, je trouve personnellement la stratégie mauvaise : vilipender en bloc les riches, c’est diviser la société entre bons et méchants, renforcer les clivages et les affrontements politiques au détriment de la recherche du bien commun. Comme le dit M. Dal Busco, il y a nécessité urgente de se rassembler autour des grands défis,(autrement plus importants que ma jalousie de ne pouvoir conduire une Ferrari), comme PF 17 ou la réforme de la CPEG. De plus, caricaturer les riches revient à les pousser dans les bras du candidat Zakarias et à alimenter son fonds de commerce, politique ou personnel.

 

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Commentaires

Quand il s`agit d`augmenter les impots des "riches", on a droit au laius comme quoi les impots supplémentaires ainsi récoltés ne seraient en fait qu`une misere. Quand il s`agit de tenter de faire baisser les impots des meme riches, le sous-titre change immédiatement et la collectivité est menacée de faillite par suite au départ des contribuables fortunés. Faudrait savoir...

Écrit par : JJ | 15/02/2018

Genève est peuplée majoritairement d'actifs locataires, en transit, et d'une masse croissante de locataires accros à leurs sites de résidence car incapables d'assumer leur indépendance sans aides sociales complémentaires.
Casser le consensus de solidarité collective par l'impôt, c'est fait.

Restent pour prolonger mandats et stratégies, quelques taxes à la conso à augmenter, et quelques impôts masqués à inventer.

Les salauds de riches sont loin du terrain, dans cette économie en phase cyclique downsizing de l'emploi & emplie de restructurations à venir, où la question en suspens est combien de temps cette ville pourra prétendre fonctionner de la reconduite de ses dettes structurelles, en augmentation.

Écrit par : divergente | 15/02/2018

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