09/11/2017

Le piège de la séduction

Après les dénonciations de Tarik Ramadan, d’autres suivent qui visent d’autres enseignants. Après balance ton porc, voici balance ton prof ! Et le monde de découvrir, ou  feindre de découvrir, le lupanar du DIP à la fin des trente glorieuses !

Je veux être clair : un-e enseignant-e (car il y aussi eu des femmes concernée) qui entretient une relation sexuelle avec un-e élève mineur-e au sens des art. 187 et 188 CP(1) commet un délit et doit être sanctionné par la justice. Je ne peux en aucun cas justifier un tel acte, mais peut-être est-il utile de tenter quelques pistes d’explication, ne serait-ce que pour éviter de diaboliser d’une part les profs coupables, et d’autre part, pour ne pas généraliser en anges d’une pureté immaculée toutes les victimes.

Tout d’abord, il convient de rappeler quelques éléments de bon sens : dans tout groupe mixte, que ce soit dans le domaine public ou dans le domaine privé, s’exercent les jeux de séduction. Les jeunes filles adolescentes, donc en recherche de soi-même, ont incontestablement une maturité plus avancée que leurs camarades garçons du même âge, qu’elles considèrent souvent comme encore très gamins ; un homme adulte peut leur paraître plus digne d’intérêt et de confiance. Inversément, l’archétype de la Lolita occupe souvent une place importante dans les fantasmes masculins. .Enfin, nous sommes tous, volens, nolens, sujets de notre libido.

Il faut ensuite prendre en compte le contexte historique : mai 68 et la pilule ont incontestablement libéré les mœurs et l’épidémie de sida n’est reconnue officiellement qu’à la fin des années 80. De plus, le phénomène de massification de l’enseignement secondaire produit ses puissants effets et le DIP engage à tour de bras des profs, jeunes pour la plupart ; la différence d’âge moyenne entre élèves et enseignants se réduit. Bref, certaines barrières sociales et éducatives ont volé en éclat, le corps professoral se retrouve plus proche de celui des élèves…

Mais surtout, il importe de considérer la spécificité de l’enseignement : travailler sur le désir, d’apprendre évidemment. Le défi numéro un de tout prof est en effet de parvenir à éveiller chez les élèves l’intérêt pour le savoir et les connaissances ; mais celui-ci n’est pas donné naturellement à tous, l’origine socio-culturelle joue ici un grand rôle. Donc, pour ceux qui n’ont pas envie, il s’agit d’éveiller le désir. Comment s’y prendre ? Comme toujours dans les relations humaines, par la séduction ! Celle-ci peut prendre plusieurs formes dans l’enseignement.

Il y a la séduction par la matière, le savoir, celle qu’exerce le prof passionné qui transmet la passion de sa discipline à certains de ses élèves ; il y a la séduction par le personnage, celle que pratique le prof brillant, bon et beau causeur, au sens de la répartie et de l’humour acéré ; et puis …

Lorsque vous êtes un prof passionné et passionnant, brillant de mille feux aux yeux d’un public inexpérimenté, vous allez allumer des étoiles d’admiration dans le regard de quelques élèves que vous fascinez, facilement j’en conviens. Et c’est là où le piège peut se refermer : tel Narcisse, vous risquez de plonger dans ce regard, qui vous renvoie un si beau reflet de vous-même que vous voulez concrétiser ce désir si fort, si absolu ! Patatras, le miroir se brise (parfois tout de suite, parfois après quelque temps, mais toujours) et vous vous noyez.

Cette histoire est un grand classique de l’enseignement : elle a toujours existé et existera toujours. Tout au plus peut-on mieux la réguler qu’à la fin des 30 glorieuses et, surtout mieux préparer les candidats à un poste à cette problématique, incontournable mais encore tabou à la fin de ma carrière. En outre, les cours d’éducation sexuelle pourraient (s’ils ne le font pas déjà) questionner le lien entre attirance intellectuelle ou humaine et attirance sexuelle dans la fantasmagorie adolescente.

Mais, de grâce, pas de mesure radicale, de celles qui gèleraient la libido des uns comme des autres dans le cadre scolaire. Ce serait la mort du désir et le triomphe de l’ennui à l’école !

 

 

(1)Art. 187 CP: Abus denfant

En Suisse, la majorité sexuelle est atteinte à l’âge de 16 ans. Si la différence d’âge entre les participants à des actes d’ordre sexuel est supérieure à trois ans et que la personne la plus jeune a moins de 16 ans, la plus âgée est punissable. Quant à la définition d’un acte d’ordre sexuel, elle est très large. Ainsi, embrasser avec la langue constitue déjà une agression sexuelle si la différence d’âge est supérieure à ce que la loi autorise.

Art. 188 CP: Actes dordre sexuel avec des personnes dépendantes

Est punissable celui qui commet un acte d’ordre sexuel avec un mineur ou une mineure de 16 à 18 ans en profitant de liens de dépendance. Il n’y a donc pas que l’âge de la victime qui importe mais aussi la relation de dépendance. Cette dépendance peut résulter de rapports d’éducation, de confiance ou de travail, ou de liens de dépendance résultant d’activités sportives, culturelles ou religieuses (entraîneur, coach, chef, etc.).

 

14:24 Publié dans Air du temps, Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (48) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Nos lois n'ont rien d'inéluctable mais doivent évoluer avec leur temps - c'est le propre des lois.

Tout abus de pouvoir d'un détenteur d'autorité sur mineur, ce qu'a tout enseignant, est soumis à sanction. Reste à chaque pays à en déterminer le type et le niveau de gravité selon ses codes: délit ou crime, et à en déterminer le cadre temporel.

Dans un contexte où le législatif désavoue et ignore les victimes: les délais de prescriptions des agressions sexuelles et viols sur mineurs ont été décidés en faveurs des adultes.
En 2017, la jurisprudence suisse statue systématiquement en faveur des auteurs de crimes sexuels sur mineurs sur le motif du "doute éventuel" et dans l'objectif d'un "droit à l'oubli" du coupable.

En Suisse, la victime va devoir stagner dans le néant encore un certain temps, pendant que dans le monde, une majorité d'experts et de citoyens de démocraties évoluées demandent - sur bases d'études psychoanalytiques & de suivis à long-terme de mineurs,
la non-prescription des actes de viols et agressions sexuelles sur mineurs.

Écrit par : divergente | 09/11/2017

"Cher Monsieur,
Je m'étonne d'un tel message qui mélange tout, de la part d'un ancien directeur de cycle pendant des années, élu au Grand Conseil chez les Vert-e-s pour cette législature, et candidat au Grand Conseil en 2018.
J'espère que vous mesurez tout le poids de votre dangereuses prise de position. La plus grave consiste à vouloir rapprocher "séduction", "désir", "libido", "passion", "attirance intellectuelle ou humaine", "attirance sexuelle" avec le problème qui ressort de ces scandales de professeurs accusés d'abus sur leurs élèves mineurs, et qui sont de l'ordre de l'agression sexuelle et de l'abus de pouvoir, et n'ont donc rien à voir avec toute votre rhétorique sur les passions humaines qui peuvent survenir entre humain-e-s.
Ce glissement entre passions humaines et abus sexuel de pouvoir entre un professeur et un-e élève, est dès plus questionnant, venant d'une personne à la tête pendant longtemps d'un établissement, et qui se devait, s'il entendait parler d'un quelconque signe d'abus dans son établissement, d'immédiatement en référer à son autorité compétente, comme l'explique bien M. Brunschwig Graf :
"lorsque l'on apprend des faits qui touchent à l'intégrité morale et corporelle des élèves, (...)il y a un devoir de les signaler à l'autorité scolaire. Signaler ne veut pas dire condamner, mais cela veut dire informer et donner aux autorités la possibilité de prendre les mesures de précaution et de protection nécessaires, d'enquêter et de mettre fin aux actes s'ils sont avérés et de les dénoncer à la justice lorsque cela se justifie. Ceux qui informent ne sont pas des procureurs, ils sont simplement conscients du fait que les élèves au sein de l'institution ont droit à la protection de celle-ci."
Et malheureusement, quand vous affirmez :
"Mais, de grâce, pas de mesure radicale, de celles qui gèleraient la libido des uns comme des autres dans le cadre scolaire. Ce serait la mort du désir et le triomphe de l’ennui à l’école !"
On craint franchement que pour vous, avec cette affirmation, le fait de signaler tout fait menaçant l'intégralité morale et corporelle des élèves ne soit une "mesure radicale" visant à "geler la libido des uns comme des autres dans le cadre scolaire"... Or c'est un simple devoir de citoyen-ne et de responsable en tant qu'enseignante ou, pire, directeur !
La "libido" ou la "mort du désir", ou encore "le triomphe de l'ennui à l'école" n'ont RIEN à voir avec ces cas d'abus sexuels dénoncés, il s'agit de refuser l'amalgame entre séduction et harcèlement et rendre justice à ces victimes mineurs, sous le joug de professeurs profitants de leur position pour accomplir leurs méfaits.
Vous osez enfin affirmer :
"les cours d’éducation sexuelle pourraient (s’ils ne le font pas déjà) questionner le lien entre attirance intellectuelle ou humaine et attirance sexuelle dans la fantasmagorie adolescente."
Vous rendez-vous seulement compte de ce que cette proposition implique ? Elle implique un renversement des responsabilités entre les potentiel-e-s abusé-e-s, les élèves, et l'abuseur, le professeur, en essayant d'expliquer que "dans la fantasmagorie adolescente" il peut y avoir de la fascination pour ses professeurs, et que donc il faudrait former les élèves à ce qu'ils soient conscient-e-s qu'ils pourraient fantasmer sur leurs profs, et donc être abusé-e-s !
Un vrai scandale. Il s'agit au contraire, lors des formations sur la santé sexuelle, de montrer qu'il n'y a pas de proximité entre la séduction et le harcèlement sexuel, comme le dit très bien ce fascicule de prévention destiné aux adolescente-e-s :
"Dans un rapport de séduction, le ressenti est positif. Si on se blâme, si on est en colère ou triste, ou qu’on se sent humiliée, mal à l’aise et surtout qu’on a l’impression que tout nous échappe, c’est que la relation est inégalitaire. Il n’y a plus de rapport de séduction dans lequel l’autre chercherait à plaire, mais un rapport de pouvoir dans lequel l’autre cherche à s’imposer et à dominer. L’idée selon laquelle la frontière entre séduction et harcèlement sexuel serait floue est souvent avancée. En réalité, ce sont des situations fondamentalement opposées. Tenter de faire croire aux victimes et aux autres qu’il s’agit de séduction est précisément une stratégie mise en œuvre par les agresseurs pour décrédibiliser la parole des victimes et
garantir ainsi leur impunité."
https://www.utbm.fr/…/clasches_guide-harcelement-sexuel-201…
De là à déduire que vous faites le jeu des agresseurs, donc de ceux qui veulent empêcher la parole des victimes de dénoncer les atrocités subies, il n'y a malheureusement qu'un pas."
Julien Cart

Écrit par : Victimes | 09/11/2017

Cher Monsieur,
Merci de votre intervention qui me permettra de préciser ma pensée. Vous trouvez que je mélange tout, j'estime que votre position sépare l'être humain, prof ou élève, en deux personnes sans rapport l'une avec l'autre: d'un côté, celui ou celle qui enseigne ou apprend, de l'autre celui ou celle qui vit en dehors de l'école. Croyez-vous qu'un prof laisse une partie de lui-même en salle des maîtres, avant d'entrer en classe? Qu'un-e élève s'interdit d'accéder à ses fantasmes dans le cadre scolaire? Absurde, n'est-ce pas! C'est bien la preuve que ce que vous qualifiez de mélange n'est autre que la réalité: un prof, même lorsqu'il enseigne, reste un être humain, il ne peut et ne doit pas être réduit à sa seule fonction! La même remarque vaut évidemment pour les élèves.
Vous trouvez que je confonds harcèlement et séduction ou passion humaine, je pense que la majorité des relations illégales ne présentent pas les caractéristiques du harcèlement, avec un bourreau et une victime non consentante. Je n'ai connu dans ma carrière de 38 ans au DIP qu'un seul prof harceleur, en revanche j'ai connu plusieurs séducteurs ou séductrices. Ce qui signifie que, lorsque la relation se noue, la victime est la plupart du temps subjuguée par l'autre et ne se retire pas du jeu, voire le relance; c'est essentiellement par la suite que survient le mal-être, les regrets, le sentiment de s'être fait manipuler. Je persiste: voir ces liaisons comme le résultat d'un harcèlement entre un bourreau abject et une proie terrorisée par le pouvoir de celui-ci est très réducteur, caractéristique d'une méconnaissance de la réalité scolaire. Et cela amène à généraliser sur ce modèle toutes les situations. Donc, effectivement, à cette aune, condamner publiquement, réclamer l'extrême sévérité, bref des mesures radicales!
Le fait que j'aie été directeur d'école vous inquiète, il devrait pourtant vous rassurer. Lorsque vous dirigez plus de cent adultes et 8oo élèves, vous ne vous en sortez pas si vous prenez des positions tranchées, blanc ou noir, victime ou bourreau, coupable ou innocent. Il y a très rarement le totalement gentil d'un côté et le totalement méchant de l'autre. Si vous réduisez votre direction selon un tel schéma, vous allez diviser les profs entre eux, les élèves entre eux, les uns et les autres et entraîner un dysfonctionnement général de l'établissement. Chaque situation mérite d'être examinée pour ce qu'elle est, avec ses caractéristiques humaines et contextuelles. Il ne s'agit pas là de défendre les agresseurs contre la victime, mais bien plutôt de considérer la situation dans toute sa complexité. Ce qui ne signifie pas qu'il faut couvrir un délit, refuser de le dénoncer à sa hiérarchie, mais pouvoir en rendre compte, en l'évaluant au plus prêt de sa conscience.

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 10/11/2017

M. Bugnion n’a pas compris mon commentaire : bien sûr que ces jeux des émotions peuvent exister. J’ai bien dit que les passions humaines ne s’arrêtent pas à la porte de l’école - elles font partie de toutes relations humaines.

Mais en tant qu’enseignant-e ou directeur d’établissement on doit pouvoir faire la part des choses entre ces émotions et la responsabilité qui est la nôtre, en tant qu’adultes disposant d’un pouvoir qui peut vite se transformer en abus si on l’entretien - et le silence de certains responsables va tout à fait dans ce sens et c’est cela le plus glaçant dans les propos de M. Bugnon : ce sont aux victimes à qui on intime l’ordre de continuer de se taire à qui on fait affront lorsque on banalise ainsi les comportements relevant de la loi (agressions harcèlements et abus sexuels notamment) !

Écrit par : Julien Cart | 11/11/2017

Mr. Bugnon vos propos sont tout simplement écoeurants!

Écrit par : Diane | 10/11/2017

Monsieur,
Votre prose qui défend le pouvoir de séduction des enseignants sur les élèves est irrecevable. Elle n'est pas digne d'un ancien directeur de Cycle d'Orientation ni d'un député au Grand Conseil. Et elle est par ailleurs truffée de messages subliminaux. Auriez-vous quelque chose à dissimuler ou quelqu'un à couvrir ? Ceci est une boutade bien évidement !

Écrit par : Mère de famille | 10/11/2017

@ Mère de famille: je ne vois pas ce qu'une tentative d'explication a d'irrecevable et en quoi je défendrais le pouvoir de séduction des profs!
Relisez-moi: je condamne l'acte et ne le justifie jamais. J'essaie simplement de replacer dans le contexte et de soulever la problématique, propre à l'enseignement, du glissement entre la séduction par la matière, la séduction par la personnalité et la séduction physique. Considérer toutes les liaisons prof-élève sous l'angle harceleur-victime ne permet pas d'appréhender le phénomène dans sa globalité et de le prévenir dans sa totalité. Une seule illustration: je connais plusieurs couples formés d'un enseignant et d'une de ses anciennes élèves devenue sa femme. A l'évidence, ils ne se reconnaîtront pas dans le schéma du harcèlement.
J'ai le sentiment qu'en refusant de recevoir les nuances pourtant réelles que présente une situation certes illégale et condamnable, vous refusez de voir l'épaisseur de la problématique et la réduisez à une pure et simple opposition bourreau-victime.Je ne crois pas que c'est la meilleure façon de régler le problème.
Quant à votre "boutade", elle est bien sûr volontairement insidieuse et indigne d'une personne qui respecte son interlocuteur.

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 10/11/2017

Mère de famille & Diane@ Vos propos sont excessifs et irréfléchis. Lors de mes années de gymnase, dans les années 70, un vieux prof est parti à la retraite (donc à 65 ans) en épousant une de ses élèves, de 17-18 ans. Imaginez un peu ce que cela signifie...
Je me souviens aussi d'un prof de 40 ans qui avait beaucoup de succès chez les filles. Jusqu'où cela allait, on ne le savait pas. Cela paraissait transgressif, en effet, mais la transgression est très désirable chez les jeunes. Ils ne se droguent presque que pour ça : une façon d'ennuyer le plus possible ses parents (je m'exprime peut-être de façon trop polie...).

J'ai fait pas mal d'enseignement comme remplaçant et je peux affirmer que certaines élèves vont loin dans la séduction (ou la provocation ?). Pensez à la chanson de Brel sur les biches de 15 ans. Évidemment, vous n'avez pas le droit d'y succomber et tout le monde le sait. Il y a malheureusement aussi des faibles chez les profs. Mais encore faut-il que ce soit dénoncé...

Je comprends parfaitement le point de vue de M.Bugnion, qui tient compte de la réalité des choses et non des prescriptions hyper-moralisantes de cette génération de véganes puritains et inquisiteurs, qui prend de plus en plus de place.

Écoutez bien les paroles de cette chanson :
https://www.youtube.com/watch?v=vTG7SMjTI1E
"Quand elles s'échappent en riant des paturages de l'ennui", c'est tout l'école, ça...

Écrit par : Géo | 10/11/2017

On peut toujours expliquer, voire légitimer une situation d'une manière ou d'une autre. Mais il faut dire que la situation nait toujours d'un contexte, si ce n'est d'un terreau fertile.
Ce terreau fertile me semble être ici des règles peu claires sur lesquelles se sont développés des comportements légitimement questionnables.

Ici, l'honnêteté intellectuelle oblige un raisonnement à deux niveaux au moins :

Tout d'abord, les actes sexuels dans le cadre d'une relation d'autorité (enseignant-e-élève) sont interdits par le code pénal si l'élève est mineur. Il est donc du devoir de l'enseignant-e de dénoncer ce type de comportement si connu.
Est-ce toujours, souvent, peu souvent, presque jamais le cas ? Avec votre grande expérience de l'instruction publique, qu'en pensez-vous Monsieur Bugnon ? Rejetez-vous l'argument avançant que la corporation enseignante a tendance à taire ce type de relation ?

Ensuite, il y a les actes sexuels dans le cadre d'une relation d'autorité (enseignant-e-élève) qui ne sont pas interdits par le code pénal si l'élève est majeur.
Qu'en est-il de la position de l'école genevoise ? Est-ce toléré ? Interdit ?
Monsieur Bugnon, estimez-vous que ce type de relation est tout à fait acceptable/tolérable dans l'établissement puisque permise par la loi ?
Que se passe-t-il dans les établissements lorsqu'une telle relation est connue ? Est-elle dénoncée à l'autorité ? Ou plutôt considérée comme une banalité entre deux personnes consentantes ?

Enfin, on évoque des cas datant d'il y a plusieurs dizaines années, mais qu'en est-il aujourd'hui (ou ces dernières années)?. Les pratiques ont-elles réellement changé ?

Parent d'enfants scolarisées au Collège, je m'inquiète de plus en plus.

Écrit par : fred | 10/11/2017

J'ai ressenti deux passions adolescentes avec réciprocité autrefois.
Jadis ou naguère.
Avec l'un il ne s'est rien passé, avec l'autre, si.

Léon Morin prêtre, roman, dit qu'après un rapport en fait officiellement interdit entre un prêtre et une femme il ne resta qu'un désert (ou quelque chose comme cela).

Les jeunes doivent parler avec leurs parents et les profs en être conscients.

Les profs se doivent de ne pas oublier que les jeunes souvent, à tort ou à raison, éprouvent un sentiment de manque d'amour ou d'attention dans leurs familles et plus proches parents à leur égard ce qui entraîne une confusion des sentiments.

Le jeune attiré par son enseignant sent parfaitement l'attirance "maîtrisée" réciproque du prof pour lui ce qui le stimule y compris souvent magnifiquement dans ses études.

A ne pas oublier les laisser pour compte... qui n'attirent jamais aucun prof!

Écrit par : MB | 10/11/2017

On peut toujours expliquer, voire légitimer une situation d'une manière ou d'une autre. Mais il faut dire que la situation nait toujours d'un contexte, si ce n'est d'un terreau fertile.
Ce terreau fertile me semble être ici des règles peu claires sur lesquelles se sont développés des comportements légitimement très discutables.

L'honnêteté intellectuelle oblige un raisonnement à deux niveaux au moins :

Tout d'abord, les actes sexuels dans le cadre d'une relation d'autorité (enseignant-e-élève) sont interdits par le code pénal si l'élève est mineur. Il est donc du devoir de l'enseignant-e de dénoncer ce type de comportement si connu.
Est-ce toujours, souvent, peu souvent, presque jamais le cas ? Avec votre grande expérience de l'instruction publique, qu'en pensez-vous Monsieur Bugnon ? Rejetez-vous l'argument avançant que la corporation enseignante a tendance à taire ce type de relation ?

Ensuite, il y a les actes sexuels dans le cadre d'une relation d'autorité (enseignant-e-élève) qui ne sont pas interdits pas le code pénal si l'élève est majeur.
Qu'en est-il de la position de l'école genevoise ? Est-ce toléré ? Interdit ?
Monsieur Bugnon, estimez-vous que ce type de relation est tout à fait acceptable/tolérable dans l'établissement puisque permise par la loi ?
Que se passe-t-il dans les établissements lorsqu'une telle relation est connue ? Est-elle dénoncée à l'autorité ? Ou plutôt considérée comme une banalité entre deux personnes consentantes ?

Enfin, on évoque des cas datant d'il y a plusieurs dizaines années, mais qu'en est-il aujourd'hui (ou ces dernières années)?. Les pratiques ont-elles réellement changé ?

En tant que parent avec des enfants au Collège, je m'inquiète très sérieusement.

Écrit par : fred | 10/11/2017

@ fred:
Pour l'élève mineur: toute personne travaillant dans l'établissement et au courant de faits poursuivables d'office (si je ne fais erreur, j'ai un léger doute) doit dénoncer à la direction. Celle-ci vérifiera le bien-fondé de la dénonciation, car les rumeurs ne sont pas des éléments de preuve et une affabulation est toujours possible. Le cas avéré, il est signalé à la direction générale qui prend l'affaire en mains: les parents sont invités à déposer plainte, une enquête administrative démarre en parallèle qui conduit généralement au licenciement. J'ai même connu une situation dans laquelle il y avait prescription légale mais où l'enseignant a tout de même été licencié pour rupture de confiance.
Reste à savoir si toutes les personnes en connaissance ont le réflexe de dénoncer. Il y a trente ans, la réponse est clairement non, pour divers motifs, comme l'importance donnée à l'opinion des collègues et la crainte d'apparaître comme une balance, la libération des moeurs, l'illusion qu'une bonne discussion avec le collègue fautif le remettra sur le bon chemin, le sentiment que le problème est du ressort de la direction exclusivement. Actuellement, je ne pourrai répondre catégoriquement. La révolution sexuelle a rencontré ses limites, aidée en cela par le sida, le contrôle et le rendre compte se sont renforcés dans les écoles, l'air du temps et la morale ont évolué vers moins de tolérance générale. Mais l'opinion de ses pairs compte toujours autant pour un prof et la réaction "Ce sont les oignons de la direction, pas les miens" peut être toujours d'actualité. Même si je ne peux vous rassurer tout-à-fait, je peux vous dire ma conviction: le phénomène a perdu énormément de son volume et de tels cas doivent être à présent très rares. Mais il existe une garantie dont on parle peu: la relation de confiance entre l'adolescent et ses parents; si celle-ci est de qualité, ces derniers seront, un jour ou l'autre, mis au courant et pourront déposer plainte et rencontrer la direction de l'école.
Quant au deuxième cas de figure, celui de l'élève âgé de plus de 18ans (majorité sexuelle 16 ans majorée de deux ans pour lien de dépendance), j'avoue ne pas en avoir rencontré et ne pouvoir vous donner que mon opinion personnelle: même si l'acte est légal, je le déconseillerai fortement pour deux raisons essentielles: la dissymétrie des partenaires,l'un occupant une position d'autorité sur l'autre, et le risque élevé de favoritisme du prof envers l'un de ses élèves.
Totalement ignorant de l'ampleur de ce cas de figure, je ne peux m'avancer sur sa réalité, ni sur son ampleur éventuelle, ni sur la politique du DIP à cet égard. Peut-être vous faudrait-il questionner directement le département à ce sujet?

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 10/11/2017

JM Bugnon, votre sujet traite d'un prédateur en poste d'enseignant.

Bien que le titre de ce billet annonce "le piège de la séduction", le sujet est fondé sur les accusations contre TR - ce qui implique et déclenche dans son traitement, une ambiguïté (relative) des réactions commentées.

Si le développé de votre sujet se concentre sur le point "séduction" - il en occulte l'intrinsèque: la position de l'enseignant dominant (du lat. "seigneur" dans son rôle: responsabilité, sécurité & pédagogie, et dans son cadre: représentant d'un pouvoir décisionnaire sur élèves & parents), sur élèves par définition dépendants,

- terrain hype favorable à tout prédateur sexuel.

Raison pour laquelle nous avons voté pour l'interdiction à vie d'exercice professionnel en relation avec enfants, à tout prédateur sexuel condamné
"art. 123c: quiconque est condamné pour avoir porté atteinte à l’intégrité sexuelle d’un enfant ou d’une personne dépendante est définitivement privé du droit d’exercer une activité professionnelle ou bénévole en contact avec des mineurs ou des personnes dépendantes."

Limité à la séduction, il y aurait absence de crime.

Serait-il ainsi question de devoir faire preuve de confiance aveugle (toute remise en cause considérée déviante) en nos institutions publiques? ou sommes-nous en butte à la rigidité corporative du DIP & à son corps d'enseignants? Bien évidemment, un tel aveuglement ne serait que preuve de considération envers l'employeur de l'institution de l'enseignement public - en toute bonne foi.

Pour les avocats du diable, les victimes seront forcément les accusées.

Facilitons-leur le travail en amont: Face à cette affaire, l'opinion publique a la nausée (ref. votation précédemment citée) et peut se manifester contre les grosses ficelles que sauront exploiter - un peu trop facilement, les avocats de TR.

Écrit par : divergente | 10/11/2017

"Je ne crois pas que c'est la meilleure façon de régler le problème."

Il n'y a qu'une façon de régler le problème, c'est d'avertir les parents si le cas est avéré et de sanctionner administrativement et pénalement si la loi a été violée. Or ce n'est pas ce qui s'est passé concernant le cas Ramadan et le second Ramadan a été viré pour beaucoup moins que cela. Le directeur de l'époque n'a pas donné suite. C'est du corporatisme. Et votre position aujourd'hui est du même tonneau. On protège les professeurs au détiment des élèves et de leurs parents. Il est très intéressant de constater que les mots "parents", "limite", "abus de pouvoir" n'apparaissent nulle part dans ce que vous avez écrit. Vous savez certainement que certains élèves sont plus fragiles que d'autres (parents divorcés, problèmes affectifs, maladie d'un proche) et que les "séductions" que vous mentionnez si elles peuvent faciliter le travail d'apprentissage, en aucun cas ne doivent déborder sur le plan sexuel quand l'élève est mineur.

Je suis persuadé qu'au cours de votre carrière vous avez eu connaissance de rumeurs ou de cas de ce qu'il est convenu d'appeler au sein de votre profession des "dysfonctionnements". Qu'avez-vous fait?

Comme vous avez fermé les commentaires sur le fil précédent, permettez que je vous réponde ici.

"@Daniel. Sympa, votre conception de la vieillesse: les vieux n'ont qu'un droit, décliner en se taisant. Cela en dit long sur le respect que vous portez à vos antécédents..."

Dans une vie antérieure étiez-vous prof de Français? J'en doute vu votre capacité de compréhension d'une phrase aussi simple que celle-ci:
"On dit que la vieillesse est un naufrage..."
Si vous vous étiez renseigné, vous auriez su que c'est une citation peut-être de Chateaubriand, certainement de Charles de Gaulle à propos de Pétain.
Je n'ai donc pas écrit: "Je pense (ou je suis sûr) que la vieillesse est un naufrage." Toujours est-il que dans certains cas (Pétain...), c'est une vérité. Certains en conviennent d'ailleurs eux-mêmes. Ultime lucidité.
Ceci dit, puis-je vous poser une question? Qu'avez-vous fait des idées de votre jeunesse?

"Voici les réponses à vos questions:"

Je vous en remercie.

"1. J'ai préféré démissionner du Grand-Conseil car, en devenant député indépendant, vous empêchez le vient-ensuite de votre ex-parti de siéger et privez celui-ci d'une voix. Elu sur la liste des Verts, il me semblait correct de leur permettre de prendre la place que j'abandonnais par incompatibilité fondamentale. Donc les électeurs m'ont élu Vert, je le suis plus, il est logique que je démissionne, justement pour ne pas les trahir! C'est un souci de cohérence externe."

Je ne vois pas où est la cohérence. C'est tout simplement de l'honnêteté par rapport à vos électeur et à votre ancien parti que vous avez effectivement trahi en ne respectant pas votre engagement (on s'engage pour 5 ans en se présentant à la députation).

"2. J'ai démissionné chaque fois que mes valeurs personnelles étaient en porte-à-faux avec mon activité. C'est de la cohérence interne."

Ou un manque de respect des normes démocratiques qui veut qu'on peut être mis en minorité sur un sujet précis, alors qu'il y a une multitude d'autres sujets (et en l'occurrence autrement plus importants). Cela fait penser à un caprice.

Et maintenant passer des valeurs des Verts à celles du PDC... bonjour le saut. Ou le naufrage de vos (anciennes) valeurs...

Maintenant on va attendre votre démisison du PDC, car il y aura tôt ou tard UN sujet sur lequel vous ne serez pas d'accord, pardon sur lequel vous serez en "porte-à-faux".

"3. L'enseignante a malheureusement fini à l'A.I. quelques années après, après avoir épuisé son quota légal d'absences."

J'entends bien qu'elle a été défendue par esprit de corps. On retrouve ici le corporatisme de la profession.

Écrit par : Daniel | 10/11/2017

Il y a un temps pour tout.

Mais une fois parvenu à l'âge de dix-huit ans qui parlerait sérieusement de pédophilie?

Pas avant dix-huit ans mais un couple enseignant/étudiant avant la fin des études de l'étudiant/e posera toujours problème.

Laisser mûrir un sentiment.

Autrefois, on parlait de mettre à l'épreuve la sincérité et la durabilité d'un amour (pas uniquement le sexe) et les gens, sans aucun doute, étaient au moins aussi heureux qu'aujourd'hui.

Écrit par : MB | 10/11/2017

"C'est du corporatisme. Et votre position aujourd'hui est du même tonneau. On protège les professeurs au détiment des élèves et de leurs parents. "

Disons que Bugnon est un directeur d'établissement à l'ancienne. Il n'est pas le seul.

Écrit par : Ben oui | 10/11/2017

"Mais une fois parvenu à l'âge de dix-huit ans qui parlerait sérieusement de pédophilie?"
Vous me coupez l'herbe sous les pieds, MB. J'allais écrire dans ce sens...
C'est vraiment du gros n'importe quoi. Pauvre petite fille irresponsable de 18 ans... Foutage de gueule et billevesées ! Vous prenez donc vraiment les femmes pour des êtres inférieurs et stupides. Cela pue son catholicisme moisi à des kilomètres, alors que des dizaines de milliers de prêtres se sont rendus coupables, eux, de pédérastie (appelée à tort pédophilie : qui aime les enfants ne les sodomise pas...).

Écrit par : Géo | 10/11/2017

Oui, vous confondez tout. Essentiellement le concept de séduction, l’importance de la libido pour nous tous, le désir, les fantasmes - et le passage à l’acte. Si les premiers sont inéluctables, et tant mieux car comme vous le dites ils permettent de mettre du piment dans la vie, le dernier est proscrit. Sans cela nous glisserions du côté des pédophiles, qui justifient leurs actes sexuels et les ravages qui s’ensuivent dans la vie psychique et sexuelle de leurs victimes, par un besoin d’amour et par une réponse à l’attitude séductrice de l’enfant. Être un adulte responsable consiste à résister à ses pulsions en mesurant les conséquences qu’elles auraient auprès de personnes vulnérables (jeunes, hiérarchiquement dépendantes).

Écrit par : Canonica | 10/11/2017

@ Canonica : Félicitations pour votre commentaire et merci !

Bon week-end à vous :-))

Écrit par : M. A. | 11/11/2017

Bravo pour votre texte et pour votre courage en ces temps ou on mélange tout.
Pour certains, tout est blanc ou noir, le monde est binaire.
A croire qu'une fille est écervelée par défaut et qu'elle n'a aucun raisonnement et jugement possible.

Je rappelle juste que la majorité sexuelle est de 16 ans et non 18.
Qu'un professeur de 25 ans drague et ai une relation avec une fille de 16 ans ou plus ne me choque aucunement mais apparemment c'est un crime depuis peu.
Il vous suffit de vous déclarer victime, pour être victime, alors que l'on est présumé victime. Par contre, le présumé coupable est lui foutu et coupable à vie, quelle que soit le verdict.
C'est une dérive très grave.

Écrit par : toto | 10/11/2017

Monsieur Bugnon, je vous remercie pour ce billet qui me change de vos réactions d'humaniste bisounours. Vous parlez d'expérience que je respecte éminemment. J'apprécie votre ton et suis en parfait accord avec votre analyse.
Hier, j'ai cru voir Tarik Ramadan dans mon bistrot de quartier et je me suis demandé s'il venait ici pour fuir le regard inquisiteur des bien-pensants et je me suis mis à gamberger. J'ai même été voir des vidéos pour mieux comprendre le bonhomme que je ne connais pas et je n'ai pas été déçu. Il brasse de l'air et enfume tout le monde. Je me demande à quel point il en est conscient.
Mais est-ce une raison suffisante pour le tuer socialement ? Ok, il a reçu la leçon qu'il mérite, mais ne va-t'on pas trop loin ?
Combien ont vu ces films sur Netflix ou ailleurs qui relatent toute l'ambiguïté de la relation prof-élève sans s'offusquer pour autant ? Toute l'oeuvre de Woody Allen, icône du cinéma, tourne autour de ce sujet sans que personne n'y voit rien de choquant.
Si nous continuons sur cette lancée, bientôt on n'osera tout simplement plus entrer en contact. Tout peut être interprété comme du harcèlement suivant l'éclairage que l'on donne.
Autant se débarrasser définitivement des hommes qui ne sont plus nécessaires à la survie. Laissons donc le monde aux femmes qui nous feront la démonstration de leur sagesse et disparaissons.
Une vie sans fantasme, socialement correcte, m'apparait comme la négation de tout ce qui fait la beauté de l'humain et son potentiel créatif.
Les seuls profs qui m'ont inspiré sont ceux qui furent capable de me séduire. Et dieu sait s'ils n'étaient pas attirants. Pour les maitresses d'école au primaire, je dois avouer que j'ai développé quelques fantasmes que j'ai bien gardé au fond de moi. Mais qu'est-ce qu'ils ont contribué à façonner mon imaginaire et mes envies de bouffer la vie.

Écrit par : Pierre Jenni | 10/11/2017

Oui Canonica, dans un monde idéal on fait la distinction entre fantasme et réalité. Sauf que ce n'est pas aussi binaire que ça.
J'ai souvenir d'un pédopsychiatre de Neuchâtel qui a été mis au ban par sa confrérie parce qu'il a eu le culot de suggérer qu'un enfant ne subissait pas forcément un traumatisme à la suite d'un rapport avec un adulte. Nous touchons là à des tabous où l'émotion prend le dessus, comme avec l'inceste.
Je peux pourtant témoigner de la véracité de ses propos par l'expérience et confirmer qu'un enfant qui n'a pas atteint sa maturité sexuelle ne subit pas les conséquences dénoncées par les tenants d'un moralité provisoire et ne considère nullement le sexe comme une agression.
Nous touchons là aux limites imposées par la morale ambiante qui est en conflit avec l'intelligence. Si nous devons impérativement condamner la violence et la contrainte, je ne puis que déplorer un système incapable de faire la différence en subissant la dictature morale de la majorité bien pensante.

Écrit par : Pierre Jenni | 10/11/2017

Bonsoir Monsieur Bugnon

Il est un tel décalage entre règles sociétales et règles féminines...:-)

Écrit par : absolom | 10/11/2017

"Je rappelle juste que la majorité sexuelle est de 16 ans et non 18."
Faux. Désinformation.

CPS "Art. 188 1. Mise en danger du développement de mineurs / Actes d'ordre sexuel avec des personnes dépendantes

Actes d'ordre sexuel avec des personnes dépendantes

1. Celui qui, profitant de rapports d'éducation, de confiance ou de travail, ou de liens de dépendance d'une autre nature, aura commis un acte d'ordre sexuel sur un mineur âgé de plus de 16 ans

celui qui, profitant de liens de dépendance, aura entraîné une telle personne à commettre un acte d'ordre sexuel,

sera puni d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire."


Pierre Jenni

"Je peux pourtant témoigner de la véracité de ses propos par l'expérience et confirmer qu'un enfant qui n'a pas atteint sa maturité sexuelle ne subit pas les conséquences dénoncées par les tenants d'un moralité provisoire et ne considère nullement le sexe comme une agression."

Vraiment? Tout le monde peut voir le résultat en parcourant votre blog et cela contredit ce que vous énoncez ici.

Écrit par : Daniel | 10/11/2017

Je vais appporter ici mon témoignage d'enseignante.

J'ai eu depuis le début de ma carrière plusieurs déclarations d'amour de la part de mes élèves mineurs, et pourtant je n'y ai jamais répondu de façon encourageante. J'y ai au contraire mis le holà immédiatement. Je trouve, comme d'autres personnes qui ont commenté votre billet, que l'éveil et la passion que nous pouvons susciter chez nos élèves ne doit pas être confondu avec de la séduction. Et qu'en tout cas, ce sont nous les adultes, nous qui avons les outils et la responsabilité de dire non à des élèves dans le fantasme. Les responsabilités ne sont pas égales ! Un-e enfant ou un-e adolescent-e auquel un adulte aurait succombé reste une victime, même s'il-elle est "consentant-e". C'est à nous de garder le cap !
Je suis déçue de ce que je lis Bugnion. J'espère que vous n'avez rien fait de ce que vos propos semblent justifier et même excuser.

Écrit par : Chloé | 10/11/2017

@ Chloé: entièrement d'accord avec vous! Je n'ai jamais écrit que les responsabilités étaient partagées à l'égal et j'affirme que l'adulte est condamnable selon la loi. Ce que je veux montrer, en tant qu'enseignante vous le savez, c'est qu'il est réducteur de voir dans ses liaisons prof-élève toujours le même schéma, celui du méchant harceleur et de la victime terrorisée. Tous les profs coupables doivent être sanctionnés mais tous ne sont pas des harceleurs qui méprisent les femmes! Oui, le prof adulte porte la responsabilité, oui il doit être jugé, oui ces actes sont dommageables pour notre société, mais oui, il existe des histoires de séduction (et c'est ce piège-là dont il est question ici), il y a même des histoires d'amour, comme le témoignent les couples que je connais, formés d'un prof et de son ancienne élève!
Or, à mes yeux, on ne condamne pas le vil harceleur, le séducteur narcissique ou l'amoureux à la même peine. D'où la nécessité d'éviter de réduire la problématique et de confiner adulte et adolescent dans des rôles archétypiques, celle d'en briser le tabou dans sa complexité (former les enseignants aux risques de la séduction, pas seulement à l'interdit du harcèlement qui existe déjà et pour lequel peu se sentent concernés), celle aussi que des professionnels de l'éducation sexuelle abordent le thème des fantasmes et de leur gestion pour mieux aider les élèves.
A mon tour de vous dire ma déception: en tant qu'enseignante, vous savez bien que, prof comme élève, il s'agit d'abord d'êtres humains dans la globalité et l'individualité de leur fonctionnement. Les règles et les lois doivent être respectées, c'est une évidence, mais comme pour tout autre délinquant, la justice (et l'administration du DIP ici) doit se prononcer en tenant compte des caractéristiques de chaque situation, ce que l'opinion publique, très remontée ces temps-ci, est incapable de faire. Elle ne peut que condamner aveuglément, à la même aune, sans la moindre différentiation.
J'ai décidé de comprendre votre dernière phrase, non comme insidieuse, mais plutôt comme manifestation d'une véritable préoccupation. Alors, rassurez-vous: j'ai commis dans ma carrière de nombreuses erreurs, jamais celle-là!

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 11/11/2017

Ce que je remarque ici, c'est que quand c'est un homme, c'est tout juste si on ne parle pas de crime mais quand c'est une femme, comme Macron, c'est tout de suite une autre vision, beaucoup plus tolérante ou le séducteur était lui et elle est tombée sous son charme.

Les choses sont un peu plus complexe...

Écrit par : toto | 11/11/2017

Jean-Michel Bugnon, "la justice (et l'administration du DIP ici) doit se prononcer en tenant compte des caractéristiques de chaque situation"

- Ref. l'indécision des juges et la bataille d'experts au procès du meurtrier, récidiviste, d'Adeline
De quelles caractéristiques et à quel titre susceptibles de différencier quelle situation parlez-vous?: une loi ou règlementation n'a jamais vocation à gérer un besoin de situation individuel, est toujours d'application collective.

Si nos lois & règlements pêchent par imprécision voire absence, ici limitation par l'âge de la majorité vs prise en compte de la psyché des mineurs, la non qualification d'actes d'agression sexuels en viol telle la sodomie, les trop courts délais de prescription non concordants avec ceux des conséquences des agressions commises,

ils participent largement à alimenter - non le flou, mais la colère citoyenne confrontée au flou juridique fatal aux victimes (cf report du procès d'Adeline, motif: bataille d'experts). Ce flou jurisprudentiel aux résultats insupportables conduit les citoyens à être bien mieux informés qu'il n'y paraît à vos yeux:

"ce que l'opinion publique, très remontée ces temps-ci, est incapable de faire. Elle ne peut que condamner aveuglément, à la même aune, sans la moindre différentiation".

Jean-Michel Bugnon, cette approche par le biais de la séduction par mineurs dont serait victime un enseignant affiche une vision positivement angélique de l'enseignant, à l'honneur de votre foi en l'enseignant "votre prochain", mais au deshonneur des mineurs. Où l'on constate comment la naïveté fondant ce jugement de confiance (en laquelle Pierre Jenni vous rejoint)

quant au comportement sexuel d'une violence extrême et suprêmement méprisant des femmes de TR,
se voit ré-équilibrée par un jugement doublement négatif, quant à la culpabilité des mineurs séducteurs et quant à "l'aveuglement de l'opinion publique".

Si "la séduction" est peut-être bien "le piège" dans lequel vont s'engouffrer les avocats de la défense - la victime devient le coupable, l'opinion publique est tout aussi capable que les juges à certains procès, de faire le distinguo des rôles séduction/prédation.

Pour ma part j'espère exprimer ce que pensent de nombreux autres: pour le citoyen lambda, un adulte enseignant commettant sur plus de 10 ans une série d'agressions sexuelles

- n'est plus en droit de se prétendre victime de séduction par mineur
- a, dès la seconde agression rapportée, signé sa qualification de PREDATEUR.


Merci pour votre billet, et de me permettre ces développements.

Écrit par : divergente | 11/11/2017

divergente@ "la non-prescription des actes de viols et agressions sexuelles sur mineurs." Vous êtes totalement hors sujet. Le billet s'appelle "piège de la séduction"...
toto@ Différence d'âge entre Mme Macron et monsieur : 24 ans. Différence d'âge entre le vieux prof qui épouse son élève, exemple cité plus haut : 47 ans. Dix de plus que la différence entre Chaplin et Oona. Faudrait voir à ne pas tout mettre sur le même pied...

Écrit par : Géo | 11/11/2017

Géo, vous auriez pu prendre le temps de me lire au lieu de me taxer d'un tel rejet d'emblée

car justement ce que je traite, et je remercie Jean-Michel Bugnion de ne pas faire preuve de vos a-priori, est ce que recèle ce piège de la séduction.

(ref. Géo à divergente@ "la non-prescription des actes de viols et agressions sexuelles sur mineurs." Vous êtes totalement hors sujet. Le billet s'appelle "piège de la séduction"...)

Géo, je tiens vos capacités tous azimuts en estime & attends mieux que ça de votre part.

Écrit par : divergente | 11/11/2017

Aux réseaux sociaux on a l'impression de vivre dans un petit village
un lieu des puérils papotages et de l'obscène bavardage
Un patelin permissif où sont tolérés tous les dérapages
Où l'on se moque du préjudice moral et des dommages

Un hameau paumé où règnent l'anarchie et le bricolage
Un lieu sinistre déserté par les âmes vertueuses et sages
qui l'ont fui à pieds, à cheval, par train, par air ou à la nage,
Ceux qui sont restés y vivent cloîtrés comme pris en otages.

Un navire sans capitaine ne possédant pas de port d'ancrage
Livré à la mutinerie et exposé aux tempêtes et aux orages
Flottant au gré du vent et des vagues vers d'inconnus rivages
Sans cap, il va à la dérive, risquant à tout moment le naufrage

Un lieu-dit conquis par de débiles et vulgaires fachos en rage
qui agissent en toute impunité et qui y règnent sans partage
dans une atmosphère malsaine et une ambiance sauvage.
interdisant aux bonnes gens de rôder dans les parages

Je n'arrive pas à comprendre tout ce bruyant remue-ménage
ni l'émoi, ni la révolte ni l'hystérie de ces clébards qui enragent
D'une obscure affaire de viol dont pourtant ils en ont l'apanage
ils s'en sont étrangement indignés et ils ont font tout un tapage

Triste lieu en proie à la parano, à l'angoisse et au surmenage
où le laxisme et la liberté d’expectoration font des ravages
on grogne, on aboie, on vocifère tels des toutous en cage
contre une personne qui figure désormais à la une des pages

Des vautours, des hyènes et autres charognards nécrophages
des dépeceurs sans foi ni loi s'acharnant contre un personnage
victime d'un odieux scénario préparé en un scabreux montage
manigancé par des amnésiques à travers leur douteux tramage

Qui se souviennent soudainement d’avoir été victimes d'outrages
l’une en troquant ses convictions et en abandonnant son voilage
une salafiste nous dévoile ses idées, ses cheveux et son visage
elle est invitée sur les plateaux et sollicitée pour les reportages

D’autres se rappellent de l’époque de leur scolarité au collège
Elles se remémorent des souvenirs du temps de leur pucelage
trente ans après les faits, ces écolières font dans le rapportage
après trois décennies de silence elle font du bruyant bavardage

La pratique de dénonciation tardive étant désormais d’usage
Elles en profitent pour faire dans le médiatique déballage
accusant à l’unisson leur ancien maître qu’elles surchargent
espérant en tirer des dividendes, l’isoler et le mettre en marge

On assiste là ici à un procès avant l‘heure digne du moyen-âge
Transformés en pudibonds, les coquins adeptes du libertinage
des vicieux qui trouvaient normal l’échangisme et le concubinage
se mettent sans vergogne de la partie pour procéder au délayage

Dans cet exutoire Manuel Valls participe lui-aussi au lynchage
En vue de redorer son blason terni et réhabiliter sa piètre image
Pour influer sur les juges il avoue être au courant de ce radotage
dans le seul but de nous faire oublier ses désastreux ratages

Et Caroline Fourest l'experte en mensonges et en débinage
La mytho qui par rapport à la vérité est en total déphasage
tapie dans l'ombre à l'affût telle une hyène avide de carnage
a reniflé la proie blessée et vient participer au désossage

Même ses coreligionnaires contribuent au matraquage
en venant mettre leur grain de sel dans l’abject potage
les serviles et dociles bicots de service à fond s’engagent
dans cette bataille, espérant en tirer un éventuel avantage

En ce bas monde nous ne sommes tous que de passage
évitons le mensonge, la médisance et les vils commérages
empruntons la ligne droite et détournons-nous des virages
A travers ces humbles vers, je vous en passe le message

Au pseudo-coupable je lui rends ici un vibrant hommage
je compatis de tout mon coeur et je lui souhaite bon courage
vu que je ne suis pas un docile canard de ferme d'élevage
dont on engraisse le foie on le soumettant au gavage,

Cet acharnement me fait venir à l'esprit un sage et édifiant adage
qui dit si on veut se débarrasser de son chien on l’accuse de rage
Ce plan ourdi contre Tarik Ramadan n'est qu'un passager nuage
On juge sur des preuves et non pas sur la base de colportages

Dixit Frère Luc de Vitenberne, curé de la paroisse le "Saint Bol" de Youtube-Village (extrait de : « Mort au maure » - Editions Flammarion – Novembre 2017).

Écrit par : toto | 11/11/2017

Toto, votre écrit en longueurs et en dérives affiche bien votre jugement des plus nauséabonds sur notre société

mais n'exprime, en ce qui concerne les victimes d'abus sexuels, que votre totale méconnaissance des problèmes sociétaux que vous prétendez souligner.

Écrit par : divergente | 11/11/2017

@divergente
Présumé victimes et présumé coupable. Mais vous avez déjà fait votre jugement.
Heureusement qu'il existe une justice :-)

Écrit par : toto | 11/11/2017

Toto, vos commentaires ne font preuve d'aucune connaissance de ce dont vous revendiquez vouloir traiter, d'une part

d'autre part, je n'exprime pas de jugement mais fais appel à l'analyse par le raisonnement - si possible dialectique: n'avez-vous donc jamais été en mesure de poser vos réflexions de façon raisonnée, style défendre vos argumentaires - disons écrire un mémoire, en premier niveau, pour décrocher vos exams/ vos titres?. Punkt schluss.

Écrit par : divergente | 11/11/2017

Divergente, quelle arrogance.
Venir me parler de réflexion et de raisonnement alors que vous n'êtes que dans l'émotionnel.
Mes propos vous énerves ? C'est donc un très bon signe ;-)

Cordialement.

Écrit par : toto | 11/11/2017

Julien Cart@ "c’est cela le plus glaçant dans les propos de M. Bugnon : ce sont aux victimes à qui on intime l’ordre de continuer de se taire à qui on fait affront lorsque on banalise ainsi les comportements relevant de la loi (agressions harcèlements et abus sexuels notamment) !"
Vos propos sont délirants. M.Bugnion n'a jamais écrit cela, ni insinué ni même pensé. Si vous pensez que j'ai tort, montrez-nous comment vous soutenez votre accusation. Sinon, on va se dire que vous vous complaisez dans la médisance et la calomnie...

Écrit par : Géo | 11/11/2017

@toto

"Présumé victimes et présumé coupable. Mais vous avez déjà fait votre jugement.
Heureusement qu'il existe une justice."

Chacun sait que la "présomption d`innoncence" est a géométrie variable. Et bien sur vous savez que la justice ne fait jamais d`erreur. Jamais. N`est-ce pas?

https://www.letemps.ch/suisse/2016/09/29/affaire-adeline-cruelle-jouissance-fabrice

Seuls les débiles profonds peuvent rester dans le déni apres tous les témoignages qui tracent le véritable portrait d`un pervers sexuel.

https://www.letemps.ch/suisse/2017/11/10/tariq-ramadan-envoutait-eleves

https://www.letemps.ch/suisse/2017/11/09/tariq-ramadan-lideologue-derriere-professeur

https://www.letemps.ch/opinions/2017/11/08/affaire-tariq-ramadan-loi-silence-dip-genevois

Dites-nous Monsieur Bugnion, n`avez-vous pas été le collegue de Ramadan?

Écrit par : Dr Tintin | 11/11/2017

@ Dr Tintin: oui, une ou deux années durant au tout début de sa carrière, je suis parti ensuite enseigner ailleurs. Pourquoi? Je vous rappelle que ma note ne porte pas sur T. Ramadan, mais sur TOUS les profs qui franchissent la ligne rouge.

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 11/11/2017

Oui, mais sans Ramadan, vous n`auriez jamais publié cette note. Et je n`en connais qu`un qui tout en franchissant "la ligne rouge" se permettait de donner des lecons de morale. Et qui n`a pas été sanctionné.

Écrit par : Dr Tintin | 12/11/2017

La prétendue "affaire" Tariq Ramadan, qui n'en est pas une, servant de point de départ au billet (par ailleurs très intéressant) de M. Jean-Michel Bugnion, nous nous sentons obligés d'intervenir.

Tariq Ramadan est l'exemple type d'un arbre qui porte des fruits. Et comme le dit le proverbe: «On ne jette des pierres qu'à l'arbre qui porte des fruits». Or il se trouve précisément que l'éminent islamologue suisse est en ce moment l'objet d'accusations totalement invérifiables émanant comme par hasard toujours du même type de personnes: des femmes occidentales ou des musulmanes occidentalisées dont les tenues vestimentaires (entre autres: épaules nues, top transparents sans soutien-gorge, jeans troués jusqu'au haut des cuisses, micro-shorts laissant apercevoir le bombé des fesses, jeans taille basse + string apparent) sont autant d'exhibitions sexuellement harcelantes envers les hommes.
Ces agressions permanentes, qui relèvent de l'incitation au viol, doivent cesser.

La seule solution viable consiste à imposer aux femmes une tenue stricte qui n'excite pas la libido masculine.

La burqa, qui a largement fait ses preuves dans de nombreux pays, est la solution tout indiquée.

Nous invitons par conséquent nos frères et soeurs musulmans/anes ainsi que tous les sympathisants ou non de l'islam à signer la pétition intitulée «Obligation pour les femmes de porter la burqa sur l'ensemble du territoire suisse» en se rendant sur la page web http://chn.ge/2zwzBU6 .

Il importe en effet de mettre un terme à la décadence des moeurs qui frappe nos sociétés dites modernes en renouant avec les principes pérennes qui sont à la base de toute civilisation.

Écrit par : Mario Jelmini | 12/11/2017

@ Mario Jelmini : j'espère que si vous êtes en couple, Madame se plie à vos intransigeances vestimentaires !

Parce que vous imaginez qu'un femme en burqua ne pourrait être violée ...

Je vous rappelle pour mémoire que la grande majorité des couturiers - stylistes de mode sont des HOMMES, profession que les femmes pratiquent mais encore en minorité.

Souvenez-vous du film "Les Accusés" - 1988 - avec Jodie Foster qui se fait violer dans un bar par trois hommes sous le regard d'autres qui n'ont pas bougé, se sont contentés de regarder comme des lâches !

Jodie Foster avait obtenu l'Oscar de la Meilleure Actrice, le film était de Kapplan.

Écrit par : M.A. | 12/11/2017

Mario, apparement pas tout le monde à compris l'ironie de vos propos.
Il y a déjà 2 signatures...

Écrit par : toto | 12/11/2017

J'aimerais beaucoup avoir un entretien avec vous au sujet de votre libido, que vous semblez maîtriser avec difficulté, et au sujet de la posture de non séduction sur tout.e enseignant.e se doit d'adopter vis à vis de ses élèves. J'espère que vous aurez le cran de poster ce commentaire et de me répondre. Cordialement

Écrit par : Schwarzbach | 12/11/2017

Est-ce vraiment étonnant que les pervers sexuels et leurs copains pédophiles travaillent dans l’éducation ? Espérons que tous les parents comme moi lisent les propos répugnants de Jean-Michel Bugnion et restent vigilants. Il faudrait plutôt sensibiliser les jeunes aux manipulateurs pervers, histoire que davantage de victimes soi-disant consentantes ne tombent pas dans le piège de ces prédateurs. La petite Maelys en sait quelque chose...

Écrit par : Conscience | 12/11/2017

Faut-il penser que l'enseignant 2017 a tout loisir face à adulescents de n'être qu'un professionnel de l'égo? aux comportements libertaires protégés des conséquences par délais de prescription, et amnésies traumatiques (de facto).

Quid des fondements pédagogiques - codes déontologiques / respect- suivi et sanctions dans le corps enseignant? Tout potentiel de déviances comportementales dans les rapports enseignant-élèves est supposé être détecté, encadré sanctionné.

Conséquences conséquentes: la prise en compte de l'amnésie traumatique existe ailleurs. De telles règles appliquées existent en milieux thérapeutiques fermés pour adulescents (ce que j'ai exercé). La sanction immédiate est la suspension du responsable, avant mise à pied définitive. Le seuil légal de la majorité sexuelle n'est retenu qu'en tant que circonstance aggravante. La loi sur la pédophilie est plus qu'inadéquate, inefficace et obsolète.

Tout adulte en position professionnelle de responsabilité d'adulescents et jeunes adultes est par essence un jour ou l'autre, l'objet de jeux /besoins de dépendance mentale &/ou sexuelle des jeunes, c'est d'ailleurs ce que retient la loi sur la privation d'exercice professionnelle à tout pédophile condamné.

L'application de tels fondements éthico-pédagogiques régissant les rapports professionnels de tout adulte encadrant, enseignant ou responsable de mineurs devrait être élargie pour l'ensemble des jeunes adultes dépendants
-le seuil de minorité sexuelle doit sauter,

et étendue à tous milieux, de façon incontournable
-la non prescription des agressions sexuelles sur jeunes dépendants doit être votée en incluant mineurs et adultes dépendants, fondée sur le principe de précaution, en raison du potentiel subsistant d'amnésies traumatiques.

Bon dimanche!

Écrit par : divergente | 12/11/2017

Les propos de M. Bugnion sont scandaleux.
A l'école, il y a les profs et il y a les élèves.
Les premiers sont RESPONSABLES des seconds, et ceux qui abusent de leur pouvoir de quelque manière que ce soit - humiliation, emprise psychologique, abus en tous genres - font honte à leur corporation et ne méritent pas d'exercer ce métier. Point.
Martine Girard (enseignante secondaire I, Pully, 1981-2017)

Écrit par : Martine Girard | 12/11/2017

Lorsqu'on voit que Cohn-Bendit peut toujours organiser des conférences à l'université de droit de Clermont-Ferrand par exemple et, qu'il est sauf erreur en charge du programme Erasmus, pas besoin de pousser plus loin. Les pédos doivent être légion dans le milieu scolaire.

Écrit par : Laurent Lefort | 12/11/2017

"Les propos de M. Bugnion sont scandaleux.
A l'école, il y a les profs et il y a les élèves.
Les premiers sont RESPONSABLES des seconds, et ceux qui abusent de leur pouvoir de quelque manière que ce soit - humiliation, emprise psychologique, abus en tous genres - font honte à leur corporation et ne méritent pas d'exercer ce métier. Point."

Oui, oui, et donc il n'y a aucun prof qui a le droit d'exercer ce métier, parce qu'il n'existe aucun prof parfait...
Et je suis sûr que si on mène une enquête sérieuse, on trouvera une tripotée de témoins pour nous dire qu'ils ont été "maltraités" par la dite Martine Girard.
En tout cas, pour dire que les propos de Bugnion sont scandaleux, il faut faire preuve de pas mal de mauvaise foi, ce qui a du se traduire dans la manière de se comporter avec ses élèves...

Écrit par : Géo | 12/11/2017

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