20/08/2017

Prévoyance 2020: idéologie ou pragmatisme?

Evidemment, l'inégalité salariale entre hommes et femmes est inacceptable et doit être combattue ! De nombreuses femmes et hommes de gauche avancent que l'égalité salariale doit précéder l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes et refusent donc Prévoyance 2020.

La question qui se pose dès lors est la suivante : en quoi l'échec de Prévoyance 2020 aidera-t-il à obtenir l'égalité salariale ? Et la réponse est immédiate : en rien, bien au contraire !

Tout d'abord, cela favorisera le maintien de la discrimination, au prétexte que les femmes travailleront toujours un an de moins, en tout cas durant la période que prendra l'élaboration de la nouvelle loi qui imposera sans nul doute la même élévation, si ce n'est davantage.

Ensuite, cela renforcera la position conservatrice de l'UDC pour laquelle le modèle féminin se décline encore selon les 3 K, Kinder, Kirche, Küche et qui, par ailleurs, ne souhaite économiquement pas un quelconque changement dans la rétribution du travail.

Enfin, cela favorisera le plan B du PLR qui reprend quasi toutes les mesures de Prévoyance 2020 (augmentation à 65 ans pour les femmes, hausse de la TVA de 6%, flexibilité dans la retraite entre 62 et 70 ans, baisse de taux de conversion de 6,8 à  6%), mais rejette les 70.- de plus pour les futures rentes AVS et prétend compenser en agissant sur le deuxième pilier. Je n'ai pas encore trouvé la description précise de ces mesures sur le 2ème pilier, mais doute qu'elles soient à l'avantage de l'employé.

Faut-il donc s'arcbouter sur une position pure et dure, sur un credo, au risque de se tirer une balle dans le pied ou n'est-il pas préférable, pour une femme ou  un homme de gauche, de se montrer pragmatique et d'accepter qu'un tiens vaut mieux que deux tu l'auras ?

 

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08/08/2017

Bi, et alors?

Quand on s’engage dans la course au CF, évidemment faut-il s’attendre à prendre des coups, pas tous au-dessus de la ceinture. Mais quand même, le reproche fait par Céline Amaudruz à la candidature de Maudet me paraît mériter la palme du surréalisme dadaiste.

Outre les 90000 Genevois de plus de 15 ans et les 873046 Suisses binationaux, chiffres rapportés dans la Tribune d’aujourd’hui, il faut aussi prendre en compte le 61% de la population genevoise issue de la migration (Ocstat, TdG du 18 avril 2017) et le tiers de la population suisse de plus de 15 ans (OFS, RTS info 22.01.2015 pour la situation en 2013, pourcentage qui a dû depuis augmenter))

Que cela plaise ou non à la vice-présidente genevoise de l’UDC, le peuple suisse en général et celui de Genève en particulier résulte d’un brassage international constant de ses membres, comme c’est d’ailleurs la tendance générale en Europe. Dès lors, deux hypothèses viennent à l’esprit devant la suspicion publique affichée par Mme Amaudruz :

L’UDC revendiquerait-elle la pureté de passeport, comme d’autres ont revendiqué celle du sang ? En quoi, avoir une origine étrangère diminue-t-il la loyauté envers son pays ? La traîtrise se transmettrait-elle par des gènes forcément étrangers ? Allons donc, l’argument, lui aussi, ne tient pas la route et j’ose croire que le principal parti de Suisse ne pousse pas si loin le délire.

Reste donc une autre question : à qui profite cette faribole ? Flinguer le jeune PLR ne peut que bénéficier à l’autre du même sexe : Ignazio Cassis, bien plus UDC compatible, bien moins indépendant des lobbys actifs et rémunérateurs du Palais fédéral !

Qu’on l’aime ou pas, il faut reconnaître à Pierre Maudet au moins une qualité, celle du courage d’agir en politique. Qualité très rare dans le milieu, comme on peut le constater ci-dessus.

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