25/07/2016

Redoublement refusé, émoi dans les chaumières!

La Tribune du lundi 25 consacre la première page de son deuxième cahier à un redoublement de la 11ème année, refusé pour une élève du CO, s’apitoyant sur cette situation, si dommageable pour l’élève qui n’a jamais doublé jusqu’à présent.

Du point de vue médiatique, il est compréhensible de faire vibrer la corde sensible pour combler les vides de l’information estivale. En revanche, d’un point de vue pédagogique, il est regrettable, en premier lieu pour la jeune fille, que son cas se trouve étalé dans la presse et la conforte dans son impression, fausse, d’être victime d’une injustice.

En effet, ses enseignants ont pu l’évaluer une année durant, ont tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises et se sont rendu compte de son absence de réaction face aux difficultés scolaires qu’elle rencontrait. Il ne peut en être autrement lorsque l’élève obtient dans la section médiane du CO une moyenne générale de 3,9, ce qui est vraiment faible et ne laisse rien augurer de bon pour l’année suivante. Dès lors fallait-il suivre l’avis des parents, la faire redoubler pour une hypothétique entrée l’année suivante à l’école de commerce, où le taux d’échec en première année dépasse le 70% ? Fallait-il donc lui offrir ce confort de ne pas la mettre face à ses responsabilités ?

A l’évidence, l’orientation en classe préparatoire était pour elle bien préférable : tel le maçon, elle se serait retrouvée au pied du mur, soit elle travaillait scolairement suffisamment pour passer en première année, soit elle se rendait compte que l’école n’est pas sa tasse de thé et se mobilisait pour choisir un apprentissage qui lui convienne, aidée par les enseignants de sa classe préparatoire, formés à cet effet.

Seulement voilà, enfant-reine, avec des parents qui la protègent à outrance, elle préfère éviter l’obstacle, crier à l’injustice, ne pas suivre les avis autorisés des professionnels de l’enseignement et aller en école privée avec le coût que celle-ci engendre. Les parents alertent la presse et son cas personnel, photo à l’appui, est porté à la connaissance de dizaines de milliers de personnes.

Que va-t-elle retirer de cette démarche ? Comment peut-elle prendre les responsabilités qui lui incombent à l’avenir, si, à chaque obstacle, elle a recours à papa et maman et se sent victime d’une injustice ? Comment construira-t-elle sa vie et gérera-t-elle ses relations, en particulier avec ceux qui ont lu ses déboires et qui la connaissent ? Je suis triste pour elle, dont les parents ont cru de bonne foi agir pour son bien alors qu’ils ont produit l’effet inverse.

Une anecdote personnelle pour conclure : j’avais sanctionné de deux jours de renvoi deux élèves en première année du CO qui en harcelaient un troisième ; les parents de l’un des deux ont fait recours, estimant la sanction trop sévère et je les ai reçus ; je me suis retrouvé face à un mur d’incompréhension et un bouclier de protection impressionnants. J’ai évidemment maintenu ma position et nous nous somme quittés avec la promesse de la mère de, quitte à se ruiner, tout faire pour m’abattre ! Deux ans plus tard, une prof de classe vient me voir et me confie n’avoir jamais eu un entretien aussi choquant avec un élève et sa maman : à chaque fois que celle-ci disait quelque chose, le garçon l’insultait, persiflait, se moquait. C’était l’élève qui deux ans auparavant avait écopé de deux jours de renvoi…

12:31 Publié dans Air du temps, Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (53) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Un conseil pour les parents: prendre un avocat et faire recours contre la décision du DIP. Ils auront toutes les chance de gagner devant le tribunal administratif.

Quant à votre billet, je trouve votre conclusion ignoble. L'"anecdote" que vous racontez n'a strictement rien à voir avec le cas du doublement, et met en question votre capacité pédagogique par la juxtaposition de ces deux "cas".

Vous passez complètement sous silence le problème des économies qui pourrait expliquer le refus du doublement.

Je ne suis pas enseignant, mais je sais que les jeunes à ces âges-là peuvent changer très vite (en bien ou en mal). Si cette élève ne pose pas de problème de comportement, il serait normal de lui donner sa chance par exemple avec un contrat et des cours d'été. De plus vous jugez sur la base d'une moyenne générale sans connaître le détail des notes. Je trouve cela incroyable et traduit visiblement un réflexe corporatiste.

Après tout qui a voulu "mettre l'élève au centre", si ce n'est les "professionnels"? Qui a supprimé les notes de comportement introduisant une part d'arbitraire dans les sanctions? On récolte ce que l'on a semé.

Pour aller plus loin:
http://www.unige.ch/fapse/SSE/teachers/gather-thurler/Textes/Textes-1997/MGT-1997-04.html
http://jfmabut.blog.tdg.ch/archive/2009/05/05/co-yves-scheller-plombe-la-134-malgre-lui.html

Écrit par : Charles | 25/07/2016

@Charles: Ce que vous dénoncez comme "corporatisme" n'est en fait que préoccupation pour l'avenir de l'élève.
Ce que vous dénoncez comme "juxtaposition" n'est que le lien qui unit deux situations dans lesquelles les parents ont surprotégé leur enfant à son détriment et au leur.
Ce que vous invoquez pédagogiquement est obsolète dans son acceptation à la lettre, car tout enseignant sait actuellement que ne pas mettre l'élève face à ses responsabilités lui est préjudiciable pour sa propre construction, non seulement scolaire mais aussi personnelle.
Je suis d'accord avec vous sur un point: vous n'êtes pas enseignant et cela se voit.

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 25/07/2016

Le fait est que certains s'octroient le droit de déterminer l'avenir d'une ado de...15 ans! Lourde responsabilité! Je ne suis pas certain qu'on puisse fermer des portes si tôt, alors que, comme le dit Charles, à cet âge, on change très facilement.
Rien n'est jamais acquis, mais là, sous prétexte d'être des pros, on décide que oui! Combien sont-ils ceux qui ne seraient pas là où ils sont si on ne leur avait pas laissé une première voire une deuxième chance pendant leur adolescence?

Écrit par : Duval | 25/07/2016

Etrange, M. Duval! Serait-ce l'émotion? Ou la méconnaissance des structures du PO? La classe préparatoire est justement là pour donner une chance: soit l'élève retrousse ses manches et travaille sérieusement, parvient à accéder à la 1ère EC ou ECG, soit il prend conscience que ce n'est pas sa voie et se réoriente dans la voie professionnelle. La différence avec un redoublement, c'est qu'il est mis face à ce choix et ne peut y échapper; il doit prendre d'emblée des responsabilités qu'il pourra encore fuir en restant au CO.
En outre, votre coup de cœur me surprend. Je vous savais plutôt tenant d'une école exigeante, dans laquelle les "pédagogos" qui mettent l'élève au centre n'avaient pas leur place.

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 25/07/2016

Bonjour,

Ce que dit ni votre blog ou l'article de la TDG est quel était les conditions en classe ?

J'ai un fils qui vient de finir en 10LS et au vu du bazzare (pour rester correct) permanent en classe j'ai trouvé qu'il s'en était plutot bien sortit et je n'ose imaginer ce qui se serait passé s'il avait eu plus de difficultés d'apprentissages.

Pret de la moitier de sa classe a soit continué leur Cursus en descendant d'un niveau ou en redoublant.

On ne peut pas generaliser mais l'environement au CO semble plutot difficile.

Écrit par : Parent | 25/07/2016

@ Parent: il est vrai que chaque classe possède sa propre alchimie, formée des interactions de tous les adolescents qui la composent. Et certaines classes entretiennent une dynamique problématique, ce qui peut défavoriser certains élèves. Il faut dire qu'à cette période de vie, passablement d'élèves ont des préoccupations prioritaires, disons extra scolaires. Après, c'est aux profs et à la direction de jouer, sachant que c'est parfois très difficile de remettre un groupe d'ados sur les rails scolaires; beaucoup se joue sur les leaders de la classe et leur influence sur les autres. Mais il n'y a pas de recette miracle et il y a toujours une part incompressible de responsabilité qui incombe à l'élève et à sa famille. Je n'ai personnellement, malgré tous mes efforts, jamais pu faire apprendre celui qui ne le voulait pas, ni n'ai réussi à assagir celui qui se faisait une gloire de perturber. Et la pire classe que j'ai eue dans ma carrière d'enseignant était une classe comparable à une 10LS, divisée en deux groupes à peu près égaux entre ceux qui désiraient faire un (petit) effort et ceux qui les en empêchaient.

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 25/07/2016

"Je suis d'accord avec vous sur un point: vous n'êtes pas enseignant et cela se voit."
Oui, mais je suis un parent et quand vous parlez de professionnalisme, permettez-moi d'émettre un doute concernant certains enseignants, qui n'ont que la volonté de couler un élève. Plusieurs exemples à votre disposition. Sans parler de l'absentéisme. Une autre preuve de professionnalisme je suppose. Une minorité certes, mais elle existe. Et quand on connaît la relativité des notes... Quand on connaît le quartier du collège en question...
Je ne suis pas enseignant, mais j'ai un excellent ami qui l'est. Et à l'écouter on peut se poser dans certains cas bien des questions.

Je maintiens que vous faites montre de corporatisme, car vous ne connaissez pas plus que moi les détails de ce cas, et vous soutenez les yeux fermés, par principe, la décision de vos ex-collègues.

Mais qui êtes-vous pour décider de l'avenir d'un élève contre sa volonté et celle de sa famille? Surprotégée? Dans le cas des parents de cette élève je ne vois que des parents qui s'impliquent dans l'éducation de leur fille. Peut-être préféreriez-vous qu'ils s'en désintéressent? C'est évidemment plus pratique: moins de rendez-vous avec les parents. Votre juxtaposition est malhonnête, car vous comparez un cas d'indiscipline caractérisée avec un cas d'échec scolaire sans problème de comportement. Un cas de mauvaise foi patente des parents avec un cas où des parents se soucient sincèrement de l'avenir de leur fille.

Et pourquoi avoir voulu devenir directeur si vous n'êtes pas capable de digérer un cas que vous exposez ici unilatéralement? Je maintiens que cette juxtaposition de deux cas totalement différents est ignoble et indigne d'un ex-directeur qui devrait être capable de faire la part des choses.

Nous ne vivons pas dans un monde parfait. Donner une chance à une élève qui n'a jamais doublé un degré est simplement une mesure de bon sens. En risquant d'envoyer un élève dans le privé l'école publique se tire une balle dans le pied.

J'espère que cette famille fera recours, obtiendra satisfaction et pourra fréquenter un autre collège que l'actuel.

Je vois que vous n'avez pas répondu sur les économies.
Ni sur les notes de comportement...

"Ce que vous invoquez pédagogiquement est obsolète dans son acceptation à la lettre,"
Alors il faudra m'expliquer tout le chenil qui a été organisé autour de cette "obsolescence pédagogique" qui a entraîné combien de frais pendant combien d'années? Mettre l'élève en face de ses responsabilité? Je vois qu'un Vert parle comme un capitaliste. Vous a-t-on déjà dit que chaque élève évolue à son rythme et qu'il faut avoir déjà une certaine maturité pour "prendre ses responsabilités" quand on n'est qu'adolescent? Sûr, en prenant son cas en main et en faisant recours, ce sera une première preuve de maturité.

En outre en repoussant l'âge de la formation obligatoire de 3 ans, il faut maintenant que le DIP assume. Il a possiblement repoussé d'autant la prise de responsabilité que vous invoquez.

Dans votre réponse à Monsieur Duval: et si cette élève n'était pas prête pour aller dans une classe préparatoire, parce qu'il lui manque certaines notions enseignées au collège?

Écrit par : Charles | 25/07/2016

"Je suis d'accord avec vous sur un point: vous n'êtes pas enseignant et cela se voit."
Je ne peux m'empêcher de voir un certain mépris dans votre remarque. Est-ce ainsi que vous accueilliez les parents d'élèves? Cela de facilite pas le dialogue pour le bien de l'élève.

Écrit par : Charles | 25/07/2016

@ Charles: maintenez ce que vous voulez, dénigrez qui vous souhaitez, mais ne venez pas parler de faciliter le dialogue!

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 25/07/2016

@Charles, Vous préférez des diplômés au rabais, type bac français (incapables de rédiger un texte / dans leur langue - oubliez la 2me), et les avoir sur le marché du travail?

- ignorez-vous les centaines de milliers de jeunes aux diplômes sans valeur, incapables d'évoluer en uni, en échec à la 1re année, aux cerveaux ni formés pour apprendre ni musclés pour évoluer, incapables d'être indépendants dans la branche dudit diplôme obtenu au rabais?

@Duval, essayez d'être des 3 côtés de la médaille (enseignement, recruteur, emploi); repousser l'échec inévitable, a des conséquences désastreuses (par contre ça coûte un bras aux contribuables)

Savoir faire confiance dans l'analyse au long scope des enseignants, quand les parents restent bloqués dans un rêve d'avenir pour leur enfant

au terme du cycle, les enseignants ont eu le temps d'évaluer les potentiels de cette élève: redoubler en fin de course ne peut suffire à compenser les non-acquis - les années d'habitudes de jmenfoutisme, d'absence de motivation, ne vont pas disparaître en 8 mois.

Désastres de détenteurs de diplômes vides de connaissances
De ça, on en a l'expérience depuis les bilatérales, et on en a marre!.
C'est la stratégie française: baisser les niveaux des diplômes, histoire d'avoir plus de diplômés. plus vite, plus tôt, pour 1 scolarité à moindre coûts. Résultats: ces français sont persuadés être plus compétents car plus diplômés plus jeunes que les suisses. Mais sont incapables d'être indépendants encore moins performants et l'employeur doit les former, leur apprendre les langues, leur fournir des encadrements de type "rassurants" (par sous-chefs pas trop compétents non plus) - cad. écarter les compétences affirmées!

et ce, "pour l'harmonie des équipes" disent les DRH. Terrible! Car en emploi, ces sous-diplômés sur-stressent vite, ne peuvent faire que des jobs 'habituels', tolèrent mal le changement de tâches, l'exigence nouvelle, ne veulent surtout pas oo-exister avec d'autres collaborateurs plus performants dans leurs équipes (cf habitude genevoise de licenciement des suisses dits "trop chers", et de non réemploi desdits licenciés dès que seniors
sauf en temporaires, pour faire le job de jeunes diplômés sur-stressés, malades dépressifs et dépassés dès qu'arrive un big job (pour lequel leur employeur leur a pourtant payé des semaines de formation).

A quoi sert ici, de 'faciliter' l'accès à 1 diplôme, ou donner une année de plus pour tenter de le décrocher de justesse, à qui a montré n'avoir ni la volonté ni les capacités? cela a des conséquences à long terme, et ne rend service à personne

- il est normal que le refus d'acceptation des parents des conséquences des résultats de leur fille et leur choix pour des cours privés soit à leur charge / et non à la charge des contribuables

cette histoire permet de réaliser qu'il faut du courage aux enseignants pour dire non face aux parents

- aux parents, pour réaliser que leurs rêves d'avenir pour leurs enfants devrait en rester à ce stade / à leurs ados presque adultes, face à leurs réalités

Écrit par : divergente | 25/07/2016

Comme la famille a décidé de rendre son cas public, au point de poser en photo, nous voilà en train de disserter sur un cas particulier, sans pour autant connaître tous les détails du dossier ( évolution positive ou négative pendant l'année ? quel soutien ? combien de contacts avec la famille ? quelles notes dans les branches les plus importantes ? etc).
En conseil de classe, on a tous ces éléments et cela permet une prise de décision plus lucide, que celle pratiquée ici.

Un redoublement n'est pas un droit, c'est une exception. Probablement autant à cause de leur coût que parce qu'on a décidé que le système prévoyait assez de soutiens en cours d'année. L'idée était de faire un nouveau CO plus exigeant ... Autrefois, les parents gagnaient automatiquement le recours auprès de la Direction Générale, mais visiblement, ce n'est plus le cas.

Le redoublement de la 11ème année est le cas de figure le plus compliqué, selon mon expérience d'enseignante.
Cela peut réussir, mais c'est rare.
On observe souvent un décalage dans la maturité de l'élève qui redouble par rapport aux autres élèves. Il se passe quelque chose vers 16 ans, qui provoque un changement certain. Cela peut être lié à la maturation du cerveau, tout comme au changement de statut légal. Les jeunes se sentent soudainement très "adultes".
J'ai trop souvent vu chez les redoublants de 11ème de grands ados blasés, qui ne supportaient plus le règlement du bâtiment, qui croyaient tout savoir et qui se laissaient aller à nouveau. Ils pensaient p.ex. avoir le droit de fumer et l'argument du règlement interne était si peu pour eux !

Pour un élève de 15- 16 ans, il est plus stimulant de sortir du C.O. et d'aller dans un contexte, où il est parmi les plus jeunes. Cela donne un sacré coup de pouce et incite à se projeter vers l'avenir, au lieu de stagner chez " les petits".
Au lieu de se sentir supérieur à la volée des élèves de 12 ans, cet élève va être confronté dans son nouveau bâtiment à de jeunes adultes de 18-19 ans. Cela tire vers le haut.

L'institution a certainement avantage à faire savoir que les doublages ne sont pas automatiques. Cela clarifie la situation et donne le message, que l'école n'est pas un endroit "sympa". C'est bien ce que la majorité de l'opinion semble vouloir : une école plus sévère et plus exigeante.

Pour certains élèves, le sacrifice financier des parents est nécessaire, pour qu'ils se prennent enfin en main. La gratuité de l'école publique est perçue par certains comme une raison de ne pas s'investir.
J'espère que toute cette publicité va avoir pour conséquence heureuse, que l'élève se sente motivée de prouver que le CO a eu grand tort ! Qu'elle se mette au boulot et termine brillamment sa seconde 11ème dans l'école privée.

Écrit par : Calendula | 25/07/2016

A mon tour, Monsieur Bugnion, de vous dire que vous êtes pour le moins surprenant... Votre réponse à mon commentaire montre à quel point soit, vous n'avez rien compris, soit vous ne vous êtes jamais penché sur mes propos et motivations.
Ne vous montrez pas aussi naïf que vous ne l'êtes. Vous savez pertinemment qu'en refusant ce redoublement à cette ado, on lui ferme les portes de l'école de commerce à laquelle elle semble maintenant aspirer.
Depuis quand une école exigeante devrait être sélective au point d'effectuer un tri pareil, à un âge où justement tout est si délicat! D'ailleurs, il me semble bien que le règlement sur l'école obligatoire autorise un certain nombre de redoublements. De quel droit bafouerait-on celui-ci....sauf sous prétexte d'être des pros qui, eux, SAVENT!? Pensez donc...
Par ailleurs, je ne comprends pas ce qui vous permet de penser que mon commentaire serait le fruit de l'émotion? Laquelle?
Bref, je pense qu'il aurait été plus judicieux d'autoriser ce redoublement, éventuellement à l'essai, pour laisser à cette jeune-fille le temps de prouver qu'elle est maintenant motivée, ce qui, à la lecture de l'article de la TdG, semble être le cas. Mais bien sûr, cela à un coût! Et alors!
Voyez-vous, Monsieur Bugnion, ado, j'étais ce qu'on peut appeler une terreur qui en faisait voir de toutes les couleurs à ses profs. A cette époque, mes résultats scolaires laissaient sérieusement à désirer. Si le corps enseignant de l'époque avait suivi les principes qu'aujourd'hui vous vantez, je n'aurais jamais pu terminer mes études secondaires ni donc, plus tard, exercer mon métier d'instituteur. Alors, voyez-vous, aujourd'hui, je pense qu'on n'a pas le droit de refuser sa chance à quelqu'un, même au risque de se tromper. Il serait beaucoup plus grave d'empêcher ne serait-ce qu'une personne de suivre sa voie éventuelle plutôt que de s'être trompé et s'apercevoir, qu'en effet, son destin est autre... Qui peut prétendre, si tôt dans une existence, prendre la responsabilité de planifier une vie qui n'est la sienne?

Écrit par : Duval | 25/07/2016

L'enfant ou le jeune appelé à redoubler a-t-il besoin de redoubler en tout?

Qu'il rattrape ou revoie ou reparte à ou de zéro (les maths: pratiquer comme disait BP le fondateur du scoutisme à propos d'un objet perdu. Retourner jusqu'à l'endroit où l'on disposait de cet objet puis tourner autour de l'endroit en agrandissant le cercle jusqu'à retrouver l'objet (pour les maths redescendre jusqu'aux derniers exercices, problèmes, etc. parfaitement compris puis remonter jusqu'au "je n'y comprends plus rien"(...)! débrouiller l'embrouille(...) le temps qu'il faut sans répéter dix fois la même chose. Chercher d'autres explications jusqu'à ce que cela fasse "tilt" en l'enfant ou le jeune puis reprendre le programme sans sauter jusqu'au programme du jour.

On peut également penser à un tricot avec une ou plusieurs mailles écoulées (les difficultés, blocages, etc.) mais - indispensable de chercher à comprendre ce qui peut troubler, perturber voire bloquer les élèves sans pleurnicheries ou tracasseries variées -

Compétence et les gens qu'il faut "pour"!

De telles classes de rattrapage laisseront le temps qu'ils faut "donneront du temps au temps" pour "voir à éclairer pour trouver des solutions" aux conflits et/ou souffrances de nos jeunes en difficultés scolaires.

Les difficultés scolaires "conséquences non causes" le plus souvent signes d'autre chose ne sont en aucun cas... légendes ou fabliaux.

Paresse?
L'être humain en bonne santé psychophysique est actif.

Tenir compte du potentiel des élèves à commencer par leurs centres
d'intérêts.

Cesser de s'appesantir sur leurs faiblesses en encourageant leurs talents.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 25/07/2016

@Charles " Dans le cas des parents de cette élève je ne vois que des parents qui s'impliquent dans l'éducation de leur fille"

Qu'en savez-vous? l'article ne montre ces parents impliqués qu'au moment des résultats de fin d'étape, alors qu'ils avouent avoir constaté leur fille faire la "bécasse": donc bien au contraire, ces parents ont eu une attitude de laisser-faire, et c'est seulement quand confrontés aux résultats et au refus de redoublement basé sur l'historique scolaire de leur fille, qu'ils ont décidé de soutenir la poursuite du cursus -raté- de leur fille, dans le privé: cette décision est leur seule implication de parents conséquents

cette médiatisation est contradictoire, ambigüe et toxique de la part de parents soit-disant responsables et impliqués dans l'éducation de leurs enfants: que veulent-ils obtenir, à part se voir reconnus victimes par le bon peuple?

après les repas halal obligatoires en cantines etc faudra-t-il aussi laisser les parents décider de la bonne date de fin de cycle de leur progéniture?

Écrit par : divergente | 25/07/2016

"@ Charles: maintenez ce que vous voulez, dénigrez qui vous souhaitez, mais ne venez pas parler de faciliter le dialogue!"
Comme si votre prise de position tout d'une pièce d'un "monsieur qui sait tout" était faite pour faciliter le dialogue. Maintenant si vous êtes à cours d'arguments... Parce que si quelqu'un est dans l'émotion, ce me semble vous plutôt que Monsieur Duval.

"Si le corps enseignant de l'époque avait suivi les principes qu'aujourd'hui vous vantez, je n'aurais jamais pu terminer mes études secondaires ni donc, plus tard, exercer mon métier d'instituteur."
Monsieur Bugnion semble n'avoir jamais doublé un degré...
Les enseignants qui sont dans le cas de Monsieur Duval ne sont pas une exception d'après le peu d'informations dont je dispose. Et parfois même un directeur...

Je vois qu'une personne marquée à droite si ce n'est à l'extrême droite partage la position de Monsieur Bugnion.

Non, Madame Calendula, ce n'est pas à vous que je pense. Mais si vous êtes capable de deviner le futur d'un élève, je vous tire mon chapeau. Chaque individu est différent. L'échec des uns ne doit pas servir de prétexte à refuser une chance à d'autres. Que savez-vous si avec d'autres enseignants cette élève ne réussirait pas son année? Si les élèves ne sont pas parfaits, les enseignants non plus.

Écrit par : Charles | 25/07/2016

Monsieur,
Votre vision à court terme de la situation est lamentable de la part d'un professionnel, mais ça ne m'étonne pas. J'en ai connu d'autres avant vous. L'avenir professionnel de cette jeune fille est en question. Le vôtre non. Il faut lui laisser la chance de démontrer que vous vous trompez. Sinon, dans dix ou quinze ans, elle devra se réorienter pour corriger votre erreur d'appréciation. A son âge, on n'a pas encore la maturité de savoir exactement ce que l'on veut faire plus tard, et dans le monde ultra compétitif d'aujourd'hui (et de demain), mieux vaut avoir reçu la meilleure formation possible.

Écrit par : Gilles Champoud | 25/07/2016

@ A. Duval,

Vous posez la question du bon moment pour opérer la sélection.
Et de cette immense responsabilité.
En tant qu'enseignante du C.O., j'ai trouvé qu'il était plus simple de décider à plusieurs, que seul, comme doivent le faire les enseignants du Primaire.
Car il y a un premier palier au sortir de l’École Primaire.
Les élèves sont orientés et sélectionnés selon leurs résultats en trois regroupements ( appelés autrefois "sections"). Depuis toujours, une première sélection a été opérée à ce moment-là. Dans d'autres cantons, elle s'opérait encore plus tôt et de façon plus abrupte.
Autrefois, il existait bien trois bâtiments du C.O. qui ont pratiqué la classe hétérogène pendant une trentaine d'années, un peu dans votre idée de vouloir repousser la sélection, au moins jusqu'à la fin de la première année du Cycle. Ces trois bâtiments ont longtemps été la cible d'attaques virulentes et avec l'avènement du "nouveau CO", ils ont retrouvé le droit chemin.
Ce genre de changement n'est pas unique, le dispositif de l'Instruction publique a énormément changé, entre autres parce que l'on doit désormais rester en formation jusqu'à 18 ans minimum.
Il existe désormais des possibilités multiples et variées pour rattraper des parcours malheureux, dont la matu professionnelle.
On ne peut pas dire que l'on cherche à "saquer" les jeunes. Il y a un gros effort d'orientation et des possibilités de réorientation existent. Les parcours actuels sont bien plus variés que dans les années 1970-80 ou même 90.
Il est vrai que la formation des enseignants du primaire est devenue très exigeante, entre autres à cause du niveau d'Allemand, ainsi que la maîtrise de l'Anglais.

Je crois que de tout temps, il y a eu des échecs scolaires difficiles à accepter, qu'elles aient été causés par des problèmes disciplinaires ou une difficulté à satisfaire à toutes les exigences, à un âge où les priorités ne sont pas celles des adultes.
Mais que faire ? Changer encore une fois tout le système et sélectionner seulement après 18 ans ?
Faut-il donner le message, qu'à la fin de l'année, les profs et la direction vont arranger les bidons, quoi qu'on ait pu faire ou ne pas faire pendant l'année ?
Désormais, la décision du doublage revient au directeur ou à la directrice. Le corps enseignant est consulté et le vote est uniquement consultatif. Ainsi, les enseignants ne sont plus ni responsables ni coupables de la décision finale ...
C'est la nouvelle loi. Les enseignants n'ont d'autre choix que de la respecter.

Écrit par : Calendula | 25/07/2016

Je connais un cas d'un élève en grande difficulté, à qui on a refusé cette seconde chance. Ce n'est que bien plus tard qu'il a pu parler d'un doyen du CO qui s'adonnait à des attouchements, une chose qu'il subissait et dont il se sentait coupable (et dont il n'arrivait pas à parler avec ses parents ou qui que ce soit) et qui avaient évidemment une incidence sur ses résultats scolaires. Le gars ne s'en est jamais vraiment relevé. Alors, que savons-nous de ce que peuvent traverser certains élèves en difficulté. Soyons nobles et accordons-leur une chance, épaulons-les dans leurs efforts et ne les condamnons pas.

Écrit par : Fredo Basta | 25/07/2016

Ah l'école! Que d'âneries n'écrit-on pas en ton nom! Charles en est l'exemple au carré. S'il savait le soon, l'écoute, l'intérêt que les profs portent aux élèves! Et les efforts qu'ils prodiguent pour que ces élèves réussissent... Quelles sont les notes de cette élève? Et son taux d'absentéisme? Quelle est son comportement en classe? Etc. Seuls les profs savent cela...

Écrit par : Jmo | 26/07/2016

Art. 56 Redoublement
1 Un élève qui ne remplit pas les conditions de promotion peut demander à redoubler son année dans le même regroupement ou dans la même section.
2 La direction examine les demandes de redoublement notamment sur la base des efforts fournis par l’élève, de son parcours, de sa situation ainsi que du préavis des professionnels de l’école qui le connaissent.
3 Le redoublement ne peut être accordé qu’une fois au cours du cycle d’orientation et pour autant que l’élève n’atteigne pas l’âge de 18 ans au cours de la 11e année de scolarité.
4 En cas d’échec au cours d'un redoublement, la directrice ou le directeur peut imposer une réorientation sans attendre la fin de l’année en cours.

Écrit par : Duval | 26/07/2016

Les ensegnants sont loin de tout savoir monsieur. Une seconde chance dans ce cas etait justifiée.
Je me souviens encore de cet enseignant du cycle qui demandait à mes parents de me laisser aller en général ou de ce professeur de mathématique au collège qui me voyait bien femme de ménage.
Bien me connaître ne les a pas aidé à remarquer une dyscalculie avec TDAH.
Je manquais de "compétences intellectuelles" malgré mes 145 de QI et mes notes en dessus de 5 dans les branches littéraires.

Aujourd'hui j'ai un master et gagne mieux que ces deux enseignants imbus de d'eux-même.

Écrit par : Lolii | 26/07/2016

J'ai lu avec intérêt les nombreuses réactions et me permets de préciser deux points:
1) Qui lit le règlement du CO, aimablement communiqué par M. Duval, s'aperçoit que le redoublement n'est pas un droit automatique, mais passe par une demande des parents, analysée par les enseignants et la direction de l'école, qui statuent. Certes, les enseignants ne savent pas tout, mais sont quand même ceux qui connaissent le mieux l'élève sur le plan scolaire; leur orientation repose davantage sur des constats que sur les envies ou les affects qui caractérisent celle des parents.
2) L'orientation de cette élève en école préparatoire constitue sa meilleure chance et ne condamne pas son projet d'aller à l'école de commerce. En effet, si elle réussit scolairement cette année préparatoire, elle peut avoir accès à la 1ère de l'EC. En terme de durée temporelle, c'est la même chose que si elle redoublait au CO; en terme d'orientation, c'est bien meilleur, car, s'il s'avère qu'elle ne peut y parvenir, elle bénéficie d'un environnement adapté à une recherche d'apprentissage. De plus, en changeant d'environnement scolaire, elle connaîtra d'autres enseignants que ceux qui l'ont vue échouer, se retrouvera avec des élèves plus mûrs et, comme elle, mis au pied du mur. En quittant le confort du cocon que peut représenter l'école obligatoire, elle trouvera un environnement plus motivant.

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 26/07/2016

Monsieur Bugnion,
Le point 2 de votre commentaire est tout à fait contraire à ce qui ressort de l'article de la TdG qui ne mentionne absolument pas que les classes préparatoires peuvent mener à l'école de commerce. A aucun moment, même lorsque Mme paola Marchesini s'exprime, cette possibilité n'est évoquée... Alors, de deux choses l'une....soit cet article est mensonger, soit vous vous bercez de douces illusions. Quelques extraits de cet article sont éloquents:
...la direction de l’établissement l’a orientée vers les classes préparatoires à l’Ecole de culture générale.
...On nous fait également comprendre que Léa n’avait pas le profil pour suivre un cursus gymnasial.
...Si le règlement autorise chaque élève à refaire une des trois années que compte le Cycle d’orientation, le Canton n’y est globalement pas favorable. «Les redoublements sont rarement efficaces», précise Paola Marchesini, directrice administrative et de l’organisation du DIP.
Monsieur Bugnion, pouvez-vous donc prouver ce que vous avancez, quelles sont vos sources?

Écrit par : Duval | 26/07/2016

Monsieur Duval, vous pensez que je galèje? Allez donc voir le règlement des classes préparatoires sur le site du DIP! Effectivement, ni l'article, ni Mme Marchesini ne mentionnent cette possibilité. Mais elle existe...

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 26/07/2016

Une dernière chose :
En lisant les commentaires ci-dessus, on peut constater, combien le vécu de chacun pèse dans son approche de ce cas de figure.
Tout le monde a passé par l'école et croit savoir ce qu'est le travail des enseignants. Et bien sûr, se sent parfaitement qualifié pour évaluer la qualité de ce travail. On se retrouve à la place de l'élève, forcément brimé ...
Encore plusieurs dizaines d'années après le vécu scolaire, il y a cette impression d'être à même de comprendre un cas particulier, dont on sait en définitive très peu de choses.
On sait surtout que l'élève et sa famille sont déçus par une décision qui n'est pas celle qu'elles espéraient. Livrer son cas en pâture à l'opinion publique est une démarche vraiment particulière et a quelque chose de très contemporain.
Comment gérait-on sa frustration face à l'institution scolaire, avant l'avènement de la médiatisation ?
L'institution était tellement plus rigide, exigeante et autoritaire qu'actuellement !
Je crois qu'on avait moins l'ambition de la toute-puissance et donc moins l'idée d'une vengeance, et si on échouait à l'école, on n'ameutait pas la presse. Elle ne se serait d'ailleurs même pas déplacée ! ;-)))))
Si on regarde la situation sobrement, on se rend compte que l'avenir de la jeune femme n'est pas gâché. On lui dit de prendre un nouveau départ ailleurs.

Ce cas démontre, si besoin est, combien la position de l’École est compliquée dans la société actuelle. Elle se retrouve à être critiquée publiquement par rapport à une décision prise dans la confidentialité. Il est exclu que le contenu du dossier soit publié, pour expliquer le pourquoi du comment.
Beaucoup d'entre nous, qui ont eu un problème avec l'institution scolaire, à un moment ou un autre, vont se ranger du côté de la famille et de l'élève, par réflexe. En pensant savoir, quelle aurait été la bonne décision, par principe :
"On demande un doublage ? Il faut dire oui ! Un "non" est trop injuste. "

L’École doit désormais gérer l'enseignement, les familles et les médias et tous ses experts.
Il faut s'y faire.

Écrit par : Calendula | 26/07/2016

...et les auteurs de blogs tenir compte et publier l'ensemble des commentaire y compris ceux qui ne sont en aucun cas contre le système nais hors avec... distance, recul, temps, et calme

de la part d'une éducatrice qui sacrifia son métier afin d'exercer précisément non pas contre mais hors sytéme.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 26/07/2016

@Myriam Belakovsky: Désolé, je ne vous comprends pas. J'ai vérifié, votre intervention précédente est publiée sur ce blog.

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 26/07/2016

M. Bugnion,
Je ne fais que constater deux possibilités...
J'ai donc suivi votre conseil et recherché ce qui figure dans le règlement que vous mentionnez. Ci-dessous ce qu'on y trouve. Absolument rien au sujet d'une quelconque possibilité d'accéder à l'école de commerce. Peut-être que vous parviendrez à me procurer d'autres éléments du règlement qui prouveraient ce que vous avancez. Pour ma part je ne trouve rien d'autre mais je veux bien croire que je me trompe et que donc, vous me transmettrez les éléments qui me manquent. Merci d'avance.
Classe préparatoire ECG - Filières de transition
Ecole de culture générale (ECG)

Description de la formation
Classes de raccordement à plein temps, à effectifs limités, destinées aux élèves sortant de 11ème du Cycle d'orientation, mais n'ayant pas atteint les normes d'admission pour la 1ère année de l'ECG. Elles permettent de renforcer les acquis scolaires, de consolider le projet de formation ainsi que de développer la confiance en soi. L'objectif est de poursuivre une formation en 1ère année de la voie Certificat de l'ECG.
Débouchés
Ecole de culture générale, voie certificat (1ère année).

Formations dispensées par l'école
• Classes préparatoires à l'entrée à l'ECG;
• voie Certificat option arts, communication-information, santé et socio-éducative;
• Maturité spécialisée dans le domaine des arts visuels, communication-information, musique, santé et travail social;
• voie Certificat pour adultes option santé, socio-éducative et communication-information;
• Compléments de formation (adultes) en vue de l'accès aux filières ES du CFPS.

Écrit par : Duval | 26/07/2016

Effectivement, le site du DIP ne mentionne pas cette possibilité. Sans doute un oubli? Je téléphone demain matin à l'OFPC pour avoir et la confirmation, et les références (pas atteignable les après-midi). Pour le moment, vous devrez vous contenter du commentaire d'une doyenne de l'ECG sur Facebook:"Je trouve très regrettable que l'article n'explique pas que, si elle réussissait sa préparatoire à l'ECG, elle pourrait rentrer en 1ère à l'école de commerce."

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 26/07/2016

"soit l'élève retrousse ses manches et travaille sérieusement, parvient à accéder à la 1ère EC ou ECG"

Retrousser ses manches pour accéder à l'ECG, c'est-à-dire aux classes-poubelles ? C'est vraiment le genre de perspectives qui donne envie de "travailler sérieusement"...

Écrit par : Patatra | 26/07/2016

@Patatra: votre vision de l'ECG "classes-poubelles" date du siècle passé. Il vous faut savoir que cette école dispense actuellement 5 types de maturités spécialisées différentes qui donnent ensuite accès aux HES.

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 26/07/2016

Bonjour,
Je vois que monsieur Bugnion n'est pas très à propos concernant son exemple sur le maçon. Utiliser cette image pour illustrer la situation scolaire de cette jeune femme, issue de la communauté portugaise, montre que le propos reste assez superficiel, voire inutilement provocateur.. ou dédaigneux c'est selon.
En effet le maçon se retrouve au pied du mur qu'il a lui-même construit.
Deuxièmement on trouve depuis quelques années à Genève, toute une génération de jeunes portugais avec des études de niveau universitaire. Ce ne sont donc pas que des personnes avec seulement la quatrième primaire, comme par le passé.
Et puis, je peux témoigner, pour l'avoir vécu moi-même, qu'il y a toujours parmi certains enseignants, un certain réflexe à vouloir orienter les jeunes issus de l'immigration vers l'apprentissage, à la première anicroche du cursus scolaire.

Écrit par : Camilo | 26/07/2016

@Camilo: l'expression française "C'est au pied du mur qu'on reconnaît le maçon" existe depuis fort longtemps, en tout cas avant l'immigration portugaise. Soyez assuré qu'il n'y avait dans mon esprit aucune relation entre cette image et les travailleurs portugais en Suisse.

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 26/07/2016

@Calendula - on est dans la filière des "parce que je le vaux bien!"

cette djeun dénuée d'ambition intellectuelle &/ou créatrice (dixit son choix de la filière commerce),

a pourtant déjà su affirmer son ambition, et avait fait son choix: accéder à une filière professionnelle sans prise de tête, niveau exécutant pas plus, devant par contre lui assurer accès à 1 vie professionnelle des plus "cool" & confortables, à salaires aux plus hauts des standards de vie mondiaux.

Réalités & futur obligent en genevois & ailleurs (à part dans l'administration CH ou dans le fonctionnariat français), il y a raréfaction des besoins et postes d'emploi pour ces profils d'exécutants surpayés.

il en est des djeuns, qui se battent et surmontent, s'investissent, bossent, parfois sans être payés, veulent apprendre à apprendre et réussissent même à être heureux
(ai enseigné à des ados & jeunes adultes marginaux voulant s'en sortir, en récup de leur scolarité interrompue, & fus Betreuerin en réhab à long terme, de toxicos)

Ces jeunes adultes vivent à l'opposé du credo de cette famille et leur fille, persuadés de l'acquis intrinsèque de leur valeur "parce que je le vaux bien"

ces cris d'orfraie de parents, victimes d'injustice? d'inégalité? pourtant contribuables? (parce que leurs impôts couvrent l'ensemble des coûts de leur famille?)
font appel à de bien bas instincts sociétaux - or cela n'est plus vraiment supportable par l'ensemble de nos collectivités, non?

Écrit par : divergente | 26/07/2016

Ainsi donc les Bugnion, les Calendula promeuvent maintenant non pas un cycle d'ORIENTATION, mais un cycle de SÉLECTION. Ces personnes doivent maintenant formuler des voeux pour que cette élève échoue dans son projet d'école privée et d'accès à l'école de commerce. Si elle réussissait ce serait une formidable publicité pour l'école privée et a contrario une gifle pour l'école publique.

Prétendre savoir ce qui est le "meilleur" pour une autre personne contre sa volonté est d'une prétention infinie. Dans ce cas par effet miroir, je vais à mon tour joué le prétentieux: il aurait été "meilleur" pour la réputation de Monsieur Bugnion de n'avoir pas publié ce billet qui défend des valeurs de droite alors qu'il est membre d'un parti censé être de "gauche". C'est effectivement le monde à l'envers avec Monsieur Duval qui défend lui une valeur de gauche: l'égalité des chances.

On connaît la relativité des notes. Il y a aussi la relativité des établissements scolaires. La Florence a la réputation d'être un collège élitiste. Qu'aurait été la décision dans un autre cycle. Au hasard: les Coudriers?

Monsieur Bugnion ne nous a toujours pas dit s'il avait doublé une année...

Écrit par : Charles | 26/07/2016

divergente, "dixit son choix...." ???? ben voyons...auriez vous l'air mais pas la chanson

Écrit par : snobbish | 26/07/2016

M. Bugnion, je suis surpris de votre silence...
J'attends encore de votre part une réponse à mon dernier commentaire. Pour rappel, je n'ai rien trouvé sur le site du DIP qui corrobore vos propos, à savoir que les classes préparatoires pourraient donner accès à l'Ecole de Commerce.
Il est pourtant bien clair que si cela s'avèrait exact, le problème qui nous occupe ici ne serait plus le même. Je vous serais donc reconnaissant de bien vouloir éclaircir ce point réglementaire. A défaut, devrai-je considèrer qu'en effet, vous "galèjez"?

Écrit par : Duval | 26/07/2016

M. Duval, voyons, quelle impatience! Mais remontez de quelques commentaires et vous verrez que je vous ai répondu il y a une demi-heure!

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 26/07/2016

Mes excuses, Jean-Michel Bugnon.

On ne voit pas toujours annoncer la publication d'un commentaire et puis, soudain il s'y trouve.

Idem, semble-t-il, pour M. Duval.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 26/07/2016

Ok M. Bugnion! OUBLI!!!!
Jusqu'à preuve du contraire, vos propos ne sont donc absolument pas crédibles puisque totalement absents du règlement ( ce que vous n'avez pourtant pas hésité à prétendre précédemment ).
J'attends donc maintenant que vous donniez suite à cela et me réjouis de vous lire suite aux démarches que vous entamerez dès demain auprès de l'OFPC.
Comme je vous l'ai dit dans mon précédent commentaire, cette information est déterminante dans cette "affaire".

Écrit par : Duval | 26/07/2016

Monsieur Duval, franchement votre ton comminatoire est totalement déplacé. Il se trouve que vous n'aurez pas à attendre jusqu'à demain, Majesté, pour connaître la réponse: M. Fischer, directeur du service de la formation professionnelle à l'OFPC, confirme qu'effectivement réussir une classe préparatoire donne accès à la 1ère de l'école de commerce. Si vous en doutez encore, téléphonez-lui et cessons-là!

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 26/07/2016

@snobbish, dans ce monde d'imperfections, "l'air, la chanson" et les objectifs visés - vous sont allègrement chantés par le choix du cursus "commerce" de cette ado (sur la note de "jveuxpasmprendrlatête")

dans un pays où l'ensemble des élèves bénéficient d'un enseignement obligatoire, certes avec défauts, mais ultra riche en tous points, vient un moment où va falloir un peu se calmer côté exigences de satisfactions tous azimuts,
ou allez passer quelques vacances en Haïti, en pays africains, d'Amérique du sud, au Népal ou en en Birmanie (j'y ai vu les enfants dès 5 ans participer à fabriquer de quoi récolter de l'argent pour le salaire de leur enseignant, avec leurs parents qui s'organisent entre villages pour réparer voire construire les écoles) etc.

les exemples de pays où les écoliers font des heures à pied pour rejoindre leurs écoles, sont sérieux dans leurs apprentissages scolaires, ambitieux et heureux de réussir leurs exams, sont innombrables.

les résidents en Suisse (surtout latine) sont décidément malades d'une obésité mentale due à leurs conforts & facilités.

Elle va se sentir comment cette ado à qui on répond amen, le jour où on lui préfèrera, à un poste de travail, ce syrien qui à 23 ans, réfugié en Suisse depuis 1 an, a appris à parler un français sans accent dans ce laps de temps? (et continue vers un CFC)

Écrit par : divergente | 26/07/2016

@Charles,

Si vous prenez la peine de lire mes commentaires, vous comprendrez que je ne défends pas la sélection, je décris le système.
Quant au cas particulier de cet élève, j'ai écrit ceci, à la fin de mon premier commentaire :
"J'espère que toute cette publicité va avoir pour conséquence heureuse, que l'élève se sente motivée de prouver que le CO a eu grand tort ! Qu'elle se mette au boulot et termine brillamment sa seconde 11ème dans l'école privée."
Vous me poussez à jouer à la maîtresse d'école ;-)))

" Le nouveau C.O." se veut "plus exigeant, mais pas plus sélectif".
Ce slogan ( qui me semble être de la langue de bois )n'a pas été inventé par les enseignants et la nouvelle organisation du C.O. non plus.
Il s'agit d'un compromis politique élaboré par des instances politiques.
Dans l'enseignement public, les enseignants doivent exécuter leur cahier des charges, se conformer aux règlements en vigueur.

A lire votre commentaire, j'ai l'impression que vous me croyez impliquée dans le processus qui a mené cette jeune fille à se retrouver face à un refus de doublage ;-)))
Mon propos consiste à critiquer la médiatisation de son cas, la difficulté à accepter la frustration, la discussion publique d'un dossier que nous ne connaissons (heureusement) pas, et dans l'explication d'un point de vue basé sur l'expérience ( = le doublage en 11ème est très difficile, le défi est plus grand pour l'élève, que dans un système pour des élèves plus âgés).

J'imagine que vous connaissez le fonctionnement des conseils de classe successifs ( octobre, fin novembre, mars, juin) et le suivi des notes que cela implique.
La sélection basée sur les résultats a existé de tout temps, cela n'a pas été inventé à Genève, pour assommer les élèves ! Les parents et l'opinion publique réclame des notes, des moyennes, une évaluation chiffrée.
Si on disait, qu'il n'y a pas de sélection au C.O., on vous mentirait. Il y en a déjà au Primaire, puisqu'on décide du regroupement au C.O. sur la base des notes obtenues à la fin de la 8ème année de scolarité.

La sélection existe, elle a toujours existé, elle a été voulue par les votants, ainsi qu'un système avec des filières dès la 9ème année. "Le tronc commun 7ème" a été refusé par 75 % des votants, il n'était pas question de retarder la sélection !
Je m'en souviens que trop bien, car j'ai travaillé dans un des Cycles avec classes hétérogènes, nous avons su dès 2001, que notre système était condamné à disparaître.
En fin de compte, je me dis qu'il n'y aurait pas de mal à assumer la sélection, puisque c'est la vraie réalité du terrain.

Charles, votre remarque m'a aidée à comprendre quelque chose d'essentiel :

Les élèves ne vont pas échapper à cette réalité dans la suite de leurs parcours scolaire ou professionnel.
En effet, au collège, à l’École de commerce, à l’École de culture générale, à l'université ou dans les Hautes écoles, dans les formations professionnelles, il faut réussir des examens d'un niveau certain. Dans le monde du travail, il y a concurrence pour les postes, les CV sont sélectionnés et à la fin, on ne retient qu'une personne.
Que cela nous plaise ou pas.

Écrit par : Calendula | 26/07/2016

Eh bien, quelle ambiance!

Je n'ai pas grand chose à rajouter sur le cas lui-même. Je crois déjà comprendre qu'une des raisons d'un débat si passionné est un flagrant manque de mise en perspective journalistique. En cette période estivale, on ne nous livre pas des enquêtes, mais des témoignages de vécu et de ressenti. C'est dommage car en tant que citoyens, nous avons le droit d'exiger un peu de sérieux du quatrième pouvoir. Faire vivre la démocratie et débattre implique des médias qu'ils rencontrent les différentes parties d'un conflit afin d'en obtenir les arguments: le citoyen se chargera de faire son opinion.
Ce compte rendu d'une seule des parties en conflit propose des informations conditionnelles et potentiellement explosives (des redoublements refusés par économie, tiens donc...) sans tenter de sortir le lièvre.
A cela s'ajoute l'omission ou l'ignorance du journaliste à propos de la possibilité de rejoindre la préparatoire. Un ado dans mon entourage a recouru a cette option donc je ne vois pas pourquoi ça n'existerai pas pour la demoiselle.
Si elle est motivée à travailler dur pour profiter de ce "rattrapage" et combler ses lacunes alors elle y parviendra.

Outre la légèreté de l'article sur lequel nous nous basons, je suis un peu surpris par certains commentaires. Si je peux comprendre la visceralité du sujet pour tous les parents, doit-on forcément tenter de détruire un discours argumenté par des sous-entendus agressifs voire diffamants(xénophobie, corporatisme, extrémisme... ).

Le bien le plus précieux de notre communauté ce sont nos enfants. Nous sommes tous d'accord là-dessus et nous passons notre temps libre à en parler. Montrons à nos jeunes comment faire vivre une démocratie complexe en rejetant l'invective gratuite et le défoulement de nos colères dans des problématiques aussi sérieuses que l'enseignement.
Exigeons des enquêtes construites de nos médias préférés afin de ne pas être projeté dans querelles vides et émotionnelles qui parasitent notre participation harmonieuse au fonctionnement démocratique de notre république.

Écrit par : Durban | 26/07/2016

Je suis atterrée de lire que choisir une voie de formation commerciale témoigne d'un manque d'ambition intellectuelle et de créativité (dixit divergente). C'est curieux, je ne voyais pas les choses ainsi lorsque j'ai passé ma maturité à l'école du soir, puis ma licence à l'école des HEC Lausanne;

Je suis atterrée qu'on refuse à une ado un redoublement, sous prétexte que ses profs savent mieux qu'elle ce qui lui conviendra dans la vie et ce qu'elle est capable d'apprendre. Ma parole, ces profs n'ont jamais vu un-e jeune se "réveiller" plus tard que prévu, mais se réveiller tout de même : il y a trois ans, une amie me disait être soulagée parce que son fils avait enfin trouvé une place d'apprentissage dans un domaine qui semblait lui convenir; dame, à 15,5 ans, ce n'est pas facile. Hier, elle me racontait que la visite de l'école d'ingénieurs l'avait passionné. Ah oui, parce que pendant ces 3 ans, le gamin a mûri, il aime étudier maintenant. Donc il a bifurqué pour faire sa matu pro, aidé par des profs et un patron compréhensifs (eux), il a encore un an d'apprentissage, et ensuite il va aller à l'école d'ingénieurs parce que plus tard, il veut faire de la recherche dans son domaine de formation. Et ce n'est pas une question de famille: depuis l'âge de 15 ans, sa grande soeur savait ce qu'elle voulait étudier, et dans quelle université. Et elle le fait.

Mais plus que tout, je suis atterrée qu'on se permette de refuser un redoublement pour un dixième de point : à 4,0 elle passait son année; à 3,9 tout est fichu. Quand on sait combien les notes peuvent être discutables, voire arbitraires parfois (par exemple en rédaction, en expression verbale, etc...), comment peut-on prendre une décision d'une telle importance sur un dixième, un misérable petit dixième de point ?

Et pour terminer, si le redoublement coûte cher au DIP, pensez au coût de l'ignorance

(if you think education is expensive try ignorance - probablement de Derek Boh)

Belle soirée

Écrit par : MarieG | 26/07/2016

@ MarieG

Je partage aussi ce point de vue qu'un ou une ado puisse traîner pour se réveiller.
De 12 à 15 ans l'évolution est parfois un peu compliquée et c'est un âge ou un petit détail peut avoir de grands effets.
Certes la persona extérieure peut donner le change, mais dans l'intimité intérieure, là on l'on trouve les ressorts de la motivation, cela peut être très fragile, incompris.

Du coup j'abonde aussi sur l'aspect un peu arbitraire des notes.
J'ai un petit dernier qui est au C.O., qui a eu aussi quelques glissements de l'attention et de manque de motivation à se reprendre en main.
J'ai pu me rendre compte effectivement à cette occasion que les notes sont parfois des appréciations très personnelles. Ainsi que (allez encore un petit coup de canif); il y a des enseignants qui ont toutes les compétences, sauf celle de la pédagogie...
Ces petits détails accumulés qui démotivent parfois de jeunes esprits vifs qui recherchent d'autres savoir que d'exercer leurs simples mémoires.

C'est vrai, l'école est à l'image de notre société qui recherchent toujours plus le rendement et l'efficacité. Devenir un bon consommateur et faire marcher le système.
En ce qui me concerne, comme mon petit dernier, j'ai tourné le dos aux études que je trouvais inintéressantes à deux trois exceptions près et j'ai préféré me fabriquer tout seul à travers les interactions, voir les épreuves que la vie a placé sur mon chemin.
C'était une autre époque, et la bienséance voudrait que je motive mon fils sans lui parler de mon parcours personnel. Mais, la réalité est que j'ai un peu de mal à le faire. Jamais je n'accepterai de dire que tout se joue dans ces 3 années de CO.
Malgré tous les rails qui voudraient prédéterminer notre place dans la société, rester humain c'est savoir qu'on le choix tout le long de notre vie et à chaque instant.

Écrit par : aoki | 26/07/2016

"Le système scolaire finnois [..] obtient de bons résultats."
Peut-être est-ce dû à des particularités de la langue finnoise (grande puissance expressive alliée à une orthographe sans surprises) qui ne sont pas transposables au Français (à l'orthographe presqu'idéographique): inutile d'y rêver, donc !

Écrit par : Qangatasuukkuvik | 02/08/2016

@ Aoki
Vous avez raison, Aoki, de ne pas affirmer que les 3 années de CO déterminent tout. Car ce n'est pas vrai et cela peut être destructeur: apprendre n'est plus un plaisir mais une angoisse de l'esprit. Quand on sait que le cortisol joue un rôle dans le cancer et qu'une partie des élèves doit être sous traitement médicamenteux (ritaline ou autre) pour étudier, alors il y a de quoi se poser des questions.
L'école est un des reflets de notre société. A quoi servent les notes si ce n'est à comparer, classer les élèves. Pourquoi prêter tant d'importance aux critères internationaux de Pisa si ce n'est pour orienter et standardiser l'enseignement afin de répondre aux besoins de la globalisation économique.
Le système scolaire finnois semble par ailleurs nettement moins anxiogène et obtient de bons résultats. Mais correspond-il à notre vision helvétique du monde?

Les dernières votations sociétales concernant le travail(revenu minimum, semaine de vacances, revenu inconditionnel) semblent démontrer que le peuple helvétique porte toujours dans son cœur les valeurs capitalistes.
Mais ces valeurs individualistes, beaucoup d'adolescents les côtoient tous les jours, sans contrôle parental, grâce à la 4G, à MTV et autres anges déchus de la TV "réalité": J'ai le droit, je revendique, je m'expose, je suis le centre....
Du coup, la frustration devient insupportable et est souvent vécue comme une injustice. On cherche des boucs-émissaires afin de ne pas affronter ce que nous avons peut-être mal fait ou pas compris. Cette fragilité émotive est très utile à notre société de consommation: chaque frustration à son produit miracle contre espèces sonnantes et trébuchantes. A quoi bon attendre ou réfléchir?

Si l'adolescent ne comprend pas le monde dans lequel il grandit, ses opportunité et ses pièges, si il n'est pas confronté à des résistances face à son envie de tout dévorer immédiatement et sans concession, alors il est probable qu'à l'age adulte il en souffrira. Il est normal que des parents protègent leur enfant. Mais si ce dernier intègre que les conséquences de ses erreurs sont des injustices, comment pourra-t-il trouver sa place dans une société dont les conditions socio-économiques se durcissent.

Nous connaissons tous des personnes qui ont des parcours "atypiques" et qui réussissent différemment du chemin standard. Mais tracer son propre sillon n'est pas donné à tout le monde. Il faut, pour utiliser une expression à la mode, de la résilience et la capacité de se remettre en question. C'est ce que vous semblez avoir fait et vous pourrez l'enseigner à vos enfants preuves à l'appui.
Mais le vent culturel et médiatique soufflant plutôt vers une déresponsabilisation des mentalités ainsi qu'à une hyper-émotivité, j'ai tout de même de grosses craintes sur l'avenir d'une partie des futurs adultes.

Écrit par : Durban | 27/07/2016

@MarieG, afin de relativiser :-) question de rôles & responsabilités adhoc (pour ma part), où il y a importance dans l'existence, et dans le respect de leur application, pour djeuns toxicos de l'âge de cette de règles ou conventions - aux conséquences sinequanon pour ces ados: overdose &/ou leur mort, à dérapages (détails exclus) et notre job est 1 question de vie ou de mort, dans le respect des règles, avec sens des valeurs.
Aider ces jeunes à apprendre ou les instruire, passe par les aider à construire leur confiance, et l'un des piliers est basé sur le strict respect des conventions acceptées;
savoir que leurs parents sont tous contributifs de leurs toxicomanies, absents ou incapables de fixer des limites - lacunes parentales répandues.

une convention qui nécessite l'adhésion de son bénéficiaire, tel un système de notation qui s'applique à tous, ne soufre pas de dérogation, sous peine de s'auto-discréditer.

"Gonfler" les notes insuffisantes d'exams de fin de scolarité, c'est donner 1 signal d'incapacité. résultat arrangé, producteur d'aberrations.

Afin d'"attribuer" le bac à un plus grand nombre, les correcteurs du bac français ont reçu l'instruction de remonter leurs notes de copies notées jusqu'à 2,5 au-dessous de 10 (10 = moyenne "obligatoire" pour l'obtention du bac).

Le classement européen PISA du système d'éducation française n'a cessé de reculer ces dernières 30 années, en 2014, au 25/26e rang sur 65 pays.

il est peut-être bon de préserver un certain sens des valeurs, non?

Écrit par : divergente | 27/07/2016

@MarieG, afin de relativiser. c'est 1 question de rôles & responsabilités adhoc (pour ma part), c'est l'importance de l'existence, et du respect de leur application, pour djeuns toxicos de l'âge de cette ado, de règles ou conventions, aux conséquences sinequanon pour ces ados: overdose, presque chaque fois, et leur mort. Pour nous tous, une question de vie ou de mort, dans le respect des règles & sens des valeurs.
Aider ces jeunes à apprendre ou les instruire, passe par les aider à construire leur confiance, et l'un des piliers est basé sur le strict respect des conventions acceptées;
savoir que leurs parents sont tous contributifs de leurs toxicomanies, absents ou incapables de fixer des limites - lacunes parentales répandues.

une convention qui nécessite l'adhésion de son bénéficiaire, tel un système de notation qui s'applique à tous, ne soufre pas de dérogation, sous peine de s'auto-discréditer.

"Gonfler" les notes insuffisantes d'exams de fin de scolarité, c'est donner 1 signal d'incapacité. résultat arrangé, producteur d'aberrations.

Afin d'"attribuer" le bac à un plus grand nombre, les correcteurs du bac français ont reçu l'instruction de remonter leurs notes de copies notées jusqu'à 2,5 au-dessous de 10 (10 = moyenne "obligatoire" pour l'obtention du bac).

Le classement européen PISA du système d'éducation française n'a cessé de reculer ces dernières 30 années, en 2014, au 25/26e rang sur 65 pays.

Écrit par : divergente | 27/07/2016

Arrivant un peu tard dans les commentaires et travaillant moi-même dans une Ecole de Culture Générale genevoise, je me dois de préciser quelques points relatifs aux classes préparatoires (alias de transition):

- Ce sont des classes "passerelles" dont le but est de fournir une année à des élèves ayant connu des difficultés au Cycle d'Orientation afin qu'ils améliorent leurs connaissances et intègrent ensuite dans de bonnes conditions une 1ère ECG ou une 1ère Ecole de Commerce ou un apprentissage soigneusement choisi grâce aux 4 heures hebdomadaires d'orientation.
- Afin de leur permettre d'avoir un encadrement correct le nombre d'élèves par classe est limité à 14 au maximum.
- Elles sont gratuites, ce qui permettrait à cette dame d'économiser ses sous.
- Le système fonctionne plutôt bien depuis de nombreuses années et diminue nettement le nombre d'élèves en rupture scolaire à la fin du CO.

Par ailleurs il convient également de relever que l'ECG délivre des titres régis par la Confédération depuis 2003, donc certains devraient mettre leurs connaissances à jour.

Enfin, ayant travaillé plus de 10 ans au CO je ne peux que confirmer le sérieux des nombreux collègues lorsqu'il s'agit de prendre une décision relative à un redoublement. Peut-être ne faut-il pas oublier que les enseignants voient les élèves de 8 heures à 16 ou 17 heures, c'est-à-dire parfois plus que les parents qui doivent travailler tard le soir.

Écrit par : Sérieux | 28/07/2016

@Duval

Les conditions sont celles de la réussite de l'année préparatoire, quelle que soit la destination ultérieure de l'élève:

- 4 de moyenne générale
- L'impossibilité d'avoir le français ET les mathématiques sous la moyenne
- Maximum 2 moyennes insuffisantes sous réserve de la condition ci-dessus
- Minimum 16 en additionnant le français, les mathématiques, l'allemand et l'anglais

Comme vous pouvez le constater, il n'y a là rien d'insurmontable à condition que l'élève décide de se mettre au travail dès le début de l'année.

Concernant les problèmes réglementaires, il convient d'abord de comprendre que les classes préparatoires sont du ressort du secondaire II, donc les règles y relatives sont à chercher de ce côté et pas au CO (secondaire I).

Pour le reste, les conseillers d'orientation du secondaire I ne peuvent pas ignorer les débouchés des classes préparatoires, vu que cela fait maintenant de nombreuses années que cela fonctionne ainsi.

La bonne question me paraît surtout de savoir si cette famille a pris la peine de se renseigner sérieusement, tout comme la journaliste qui ne semble pas avoir chercher très loin en la matière (un simple appel à une ECG du canton aurait aussi pu faire l'affaire).

Espérant avoir répondu correctement à vos questions, je vous souhaite un été apaisé et espère que cette jeune fille pourra profiter de tous les avis lus sur cette question.

Écrit par : Sérieux | 29/07/2016

@Sérieux
Merci pour votre commentaire qui est précieux car il répond enfin à la question cruciale: une classe préparatoire offre-t-elle la possibilité d'accéder à l'Ecole de Commerce? A vous lire, il semble que oui, si c'est le cas, j'applaudis. Mais, pouvez-vous nous dire à quelles conditions (résultats) et surtout, pourquoi cela ne figure-t-il pas au règlement sur ces classes de préparation? Cela n'est mentionné nulle part.
Merci d'avance.

Écrit par : Duval | 28/07/2016

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