06/07/2015

De la dignité des peuples

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Le siècle de Périclès (Vème av. J-C.) consacre la Grèce comme berceau de notre civilisation. Les arts (Phidias, Eschyle, Sophocle), les sciences (Pythagore, Parménide), la médecine (Hippocrate), la philosophie (Socrate, Platon, Aristote) se conjuguent pour marier la pensée rationnelle à la métaphysique ; Aristote, notamment, considère que la Cité ne peut se développer sans justice et sans empathie entre ses habitants. Tout naturellement naît à Athènes la première démocratie, certes restrictive puisqu’elle exclut les esclaves, mais qui bouleverse la conception politique du pouvoir, jusqu’alors réservé soit à un individu, soit à une petite oligarchie.


26 siècles plus tard, après 8 plans d’austérité (2009-2015), le peuple grec refuse par référendum les conditions européennes pour le traitement de sa dette, la dégradation inexorable de son économie, la paupérisation constante de sa population. Tsipras ne mène pas une politique de gauche,  ni de droite d’ailleurs, il tente de trouver un chemin pour arrêter le déclin de son peuple et celui-ci, bien au-delà de l’opposition gauche-droite, lui a communiqué son soutien total.


Ainsi, il a renoué avec ses illustres ancêtres, retrouvé une dignité perdue et rappelé à l’oligarchie politico-financière européenne le sens étymologique du mot « démocratie », le pouvoir du peuple. Puissions-nous, Européens, avoir retenu la leçon!


10:52 Publié dans Air du temps, Humeur | Lien permanent | Commentaires (20) | |  Facebook | | | |

Commentaires

L'Europe je suis contre mais personne a forcé les grecques d'y entrer. Alors qu'ils assument leur choix. En ce qui nous concerne la démonstration est faite l'Europe une fois que t'es dedans c'est marche ou crève. Cela devrait vous faire réfléchir.

Écrit par : norbert maendly | 06/07/2015

C'est d'une Europe technocratique et centralisée qu'il faut se détacher, pas du concept européen qui demeure pertinent à l'époque des grands équilibres. L'isolement international de la Suisse est le pire scénario.

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 06/07/2015

Tout porte à croire que, l'euphorie du moment passée, la dignité retrouvée disparaîtra très vite. Car les problèmes demeurent: une dette insurmontable, un pays exsangue et, surtout, des dirigeants en-dessous de tout. Résultats prévisibles: récession, baisse durable et importante du niveau de vie, chômage, pauvreté, privations, exode de fortunes et des cerveaux. Pauvre Grèce.

Écrit par : Déblogueur | 06/07/2015

Mais c'est déjà le quotidien des Grecs qui s'accentue depuis 2009 avec 8 plans d'austérité successifs! La tactique de Tsipras est la seule qui laisse un espoir de voir renégociée la dette du pays. Un dirigeant en dessous de tout? Voyez ceux des pays soumis aux conditions de la troïka! Au moins, lui se bat (intelligemment d'après moi) pour son pays!

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 06/07/2015

" La tactique de Tsipras est la seule qui laisse un espoir de voir renégociée la dette du pays. "

Vous parlez d'espoir, mais c'est d'une chimère qu'il s'agit. Du sang et des larmes, voilà ce qui attend les Grecs. Probablement bien pire qu'avec les propositions de l'Eurogroupe.
Quant à la négociation, elle a eu lieu, les Grecs l'ont refusée en répondant "OXI". Vous voyez sérieusement les Allemands et tous ceux qui ont engagé des réformes, géré correctement leurs budgets et ceux qui se sont soumis à des cures d'assainissement drastiques, revenir à la table des négociations ? Si oui, que diraient-ils à leur opinion pdublique ?

Il s'agit ici plus d'un problème de crédibilité que de dignité !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 06/07/2015

" La tactique de Tsipras est la seule qui laisse un espoir de voir renégociée la dette du pays. "

Vous parlez d'espoir, mais c'est d'une chimère qu'il s'agit. Du sang et des larmes, voilà ce qui attend les Grecs. Probablement bien pire qu'avec les propositions de l'Eurogroupe.
Quant à la négociation, elle a eu lieu, les Grecs l'ont refusée en répondant "OXI". Vous voyez sérieusement les Allemands et tous ceux qui ont engagé des réformes, géré correctement leurs budgets et ceux qui se sont soumis à des cures d'assainissement drastiques, revenir à la table des négociations ? Si oui, que diraient-ils à leur opinion pdublique ?

Il s'agit ici plus d'un problème de crédibilité que de dignité !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 06/07/2015

Dignité? ou orgueil - l'un des 2 est gratuit, sauf pour les payeurs-remplaçants

Écrit par : genevois déshérité | 06/07/2015

Monsieur Déblogueur,

A quels dirigeants faites-vous allusion? Ceux qui ont enfoncé la Grèce dans son état actuel ou ceux qui essaient de sauver les meubles en refusant le diktat des financiers? Hormis le problème de la dette, la Grèce est dans les chiffres noirs avec l'actuel gouvernement. Tous les résultats prévisibles que vous énoncez sont ceux déjà subis depuis plusieurs années "grâce" aux pseudo-solutions approuvées par les précédents gouvernements. Sous l'effet de ces "solutions" la dette de la Grèce s'est accrue.

Finalement ce référendum aura montré qu'un gouvernement soutenu par son peuple peut résister à cet empire européen dirigé non par des politiques, mais par des financiers. Le clivage n'est plus entre gauche et droite, mais entre ceux qui veulent des solutions politiques, qui placent le politique au premier plan et ceux qui veulent des solutions financières.

Écrit par : Charles | 06/07/2015

Les grecs vont demander l'annulation de leur dette et cela donnera des idées aux autres pays en grandes difficultés financières. Je pense que, après la Grèce, c'est le Portugal, l'Espagne, l'Italie et la France qui vont proposer que l'UE annule leurs dettes!!Quelle chance d'avoir écouter Blocher et de ne pas faire partie de ce conglomérat de pays en faillite !

Écrit par : Gedeon Teusmany | 06/07/2015

"La tactique de Tsipras est la seule qui laisse un espoir de voir renégociée la dette du pays"

tactiques tic-tic grecques
le blème, c'est pas la dette

Écrit par : genevois déshérité | 06/07/2015

"Quelle chance d'avoir écouter Blocher et de ne pas faire partie de ce conglomérat de pays en faillite !"
Oui bien vrai, mais ne vous inquiétez pas, nous allons aussi passer à la caisse d'une manière ou d'une autre!
Pour en finir avec tout ça il faudrait vraiment la démission en bloc de la commission européenne et des votations populaires pour mettre en place des représentants des peuples européens. Là il y a encore du chemin à faire!

Écrit par : Corélande | 06/07/2015

Monsieur Jean d'Hôtaux,

Avant d'écrire des propos dénués de toute pertinence, je vous conseille bien volontiers de vous renseigner correctement sur la dette grecque et son évolution ainsi que du sang et des larmes déjà versés.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_de_la_dette_publique_grecque

http://www.okeanews.fr/20150617-la-dette-grecque-illegale-illegitime-et-odieuse-selon-le-rapport-preliminaire-du-comite-sur-la-dette

http://www.franceculture.fr/2015-06-30-tout-comprendre-sur-la-dette-grecque-en-six-etapes

Pour "le sang et les larmes":

http://www.liberation.fr/economie/2014/04/11/la-grande-purge-de-la-grece-en-quatre-graphiques_994720

Je suis d'avis qu'il est toujours préférable de savoir de quoi nous discutons. Le gouvernement actuel est ce qui arrive de mieux à la Grèce depuis 2007, si ce n'est avant.

Écrit par : Charles | 06/07/2015

Finalement le lien suivant montre clairement le résultat des "solutions" imposées jusqu'en 2014:

http://data.lesechos.fr/pays-indicateur/grece/dette-publique.html

Écrit par : Charles | 06/07/2015

@ Charles - aux dirigeants actuels ET à leurs prédécesseurs.

Écrit par : Déblogueur | 06/07/2015

https://youtu.be/X0hV2UeJAsE Pour tous ceux qui jouent les naïfs ou qui ne voient pas à qui nous avons affaire et ce qu'ils tentent d'expérimenter avec la Grèce!

Écrit par : Corélande | 06/07/2015

Monsieur Jean d'Hôtaux,

Malheureusement vous êtes mal informé. Les dirigeants actuels maintiennent le pays dans les chiffres noirs. Vous ne pouvez rien leur reprocher, si ce n'est qu'ils n'ont pas la même idéologie que vous.

http://www.tdg.ch/economie/Ce-qu-on-sait-moins-sur-la-crise-grecque/story/16921169

Je sais bien que les préjugés sont tenaces. Il n'y a aucune humiliation à reconnaître que l'on s'est trompé.

Écrit par : Charles | 06/07/2015

@ Charles :

Lorsqu'on fait partie d'un ensemble structuré régi par des règles, auquel on a décidé d'adhérer souverainement, tel que l'Eurogroupe, je pense qu'il est préférable de respecter ces règles au risque d'en être exclu ...

La chronologie de la dette grecque m'est connue. La solution de M. Tsipras pour y remédier, beaucoup moins !

Une sortie de la Grèce de l'Euro serait évidemment un très mauvais signal pour la Grèce elle-même, pour la monnaie unique et pour l'UE, M. Tsipras le sait et en joue habilement, tout comme il abuse de la patience de ses partenaires. Dans ces conditions comment voulez-vous qu'il soit pris au sérieux ?

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 06/07/2015

Monsieur Jean d'Hôtaux,

Qui respecte les "règles"? Personne à part trois pays. Alors il est ridicule de vouloir donner des leçons à quiconque. Apparemment la situation financière des pays de l'Union Européenne ne vous est pas connue:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_des_%C3%89tats_de_la_zone_euro

Où l'on voit que par habitant six pays ont une dette supérieure à celle de la Grèce, dont la France, cette France qui ne respecte pas les critères de la dette et du déficit budgétaire depuis plusieurs années. Votre haine de Monsieur Tsipras est d'origine purement idéologique. Vous n'avez toujours pas compris que l'augmentation de la dette de la Grèce est la conséquence directe des "solutions" acceptées par les gouvernements précédents. Le peuple grec a compris qui le représentait le mieux malgré le chantage exercé par les pays européens et les patrons grecs.

Écrit par : Charles | 07/07/2015

@ Monsieur Charles :

" Votre haine de Monsieur Tsipras est d'origine purement idéologique. "

Je n'éprouve aucune haine à l'égard de M. Tsipras, il ne s'agit ici que de crédibilité, laquelle par ailleurs n'a rien à voir avec l'idéologie ...

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 12/07/2015

"il ne s'agit ici que de crédibilité, laquelle par ailleurs n'a rien à voir avec l'idéologie ..."

alors laisser de côté l'idéologie extrême-gauche Syriza de Tsipras,
c'est cadeau Charles?

Tsipras a joué de la dynamite extrême-gauchiste dans ses négos avec l'eurogroupe

ce sentimentalisme "non, je n'ai pas de haine contre Tsipras" n'a aucun rôle ici.

Écrit par : genevois déshérité | 12/07/2015

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