21/06/2014

Poker menteur du Conseil fédéral?

 

La TdG titre en première page de ce jour « Bruxelles ne pourra que siffler la Suisse hors-jeu » et Judith Mayencourt intitule son éditorial « Un poker menteur très risqué ».

Bien sûr qu’il faudra dans un avenir assez proche que le peuple se prononce pour ou contre la poursuite des bilatérales ! Evidemment qu’il existe un risque élevé que la majorité les refuse !

Mais vallait-il mieux poursuivre dans la voie politique précédente ? Subir les initiatives de l’UDC, privilégiant l’émotion et les peurs de la population au détriment du droit international et du bon sens ? Laisser ce parti tétaniser les autres partis et les parlementaires sous la menace du couperet populaire toujours brandi, paralyser les institutions en les forçant à d’incroyables contorsions juridico-politiques, au final toujours jugées insatisfaisantes ? Assister, sans réagir, à l’isolement qui grignote petit à petit  notre pays sur la scène internationale ? Entendre aujourd’hui l’UDC oser se plaindre d’une application rigoureuse du texte de l’initiative « contre l’immigration de masse » ?

L’acceptation de celle-ci entraîne au moins un bénéfice essentiel : celui de ne plus pouvoir jouer le même jeu. Soit une majorité suit le premier parti de Suisse dans son Alleingang, ce que nous tous devrons accepter,  soit l’UDC doit prendre acte que cette démarche est minoritaire ; dans ce cas, ses tentatives politiques d’obstructions stratégiques et de paralysie institutionnelle pourront enfin être renvoyées dans les cordes.

Et surtout, la position du CF change radicalement la donne : pour la première fois, à ma connaissance, il renverse la partie,  prend la main et, en misant « Tapis ! », place l’UDC devant le dilemme qui était auparavant le sien : je paie ou je paie pas ?

J’aime bien la nouvelle partie qui commence.   

 

17:35 Publié dans Air du temps, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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