08/02/2014

PAUSE

Ereinté par l'expression de la mauvaise foi, les attaques ad hominem (même pas tellement à mon encontre) et le climat plus général de banalisation tant de l'antisémitisme que de l'islamophobie qui ont accompagné la campagne de l'initiative UDC sur les blogs de la TDG, je fais une pause rédactionnelle et reposante pour ma tête, comme pour mes tripes!

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03/02/2014

Le retour des Waldstätten

Tell et Gessler.jpg 

Menés par la prose habile d’un journaliste indépendant, les partisans de l’initiative UDC en appellent aux valeurs traditionnelles et mythiques de notre pays : le courage de refuser l’oppression étrangère, l’inflexible détermination de se suffire à soi-même, l’amour de son pays.  Pas très original par ailleurs, puisque les mythes de la constitution des Etats-Unis et de la conquête de l’Ouest s’appuient sur les mêmes  valeurs.

Pour ce faire, les tenants du OUI agglomèrent les autorités politiques, les médias et les patrons d’entreprise dans le même sac, celui des inféodés à l’Europe comme le bailli l’était aux Habsbourg. Dès lors, le combat est clair : d’un côté les profiteurs-oppresseurs, de l’autre le peuple qui, courageusement va secouer le joug  et se libérer de ses chaînes. Voter en faveur de l’initiative devient donc un acte patriotique, courageux, libérateur.

Sauf que le Suisse a dû admettre depuis Marignan (1515) que le courage, la bravoure, le patriotisme et l’excellente qualité de ses mercenaires ne garantissaient malheureusement pas la prédominance militaire et  la puissance dans le concert des nations.

Sauf que la principale qualité helvétique a été bien plutôt la diplomatie et l’art de négocier avec les plus forts afin d’éviter de se faire envahir et de pouvoir rester libres.

Sauf que la stabilité politique et la paix du travail, gages de notre prospérité depuis le début du XXème, résultent du rapport de confiance entre la population, ses institutions et ses autorités politiques.

 Sauf qu’aujourd’hui, même au plus profond de nos forêts, personne n’est à l’abri des effets de la mondialisation et de la globalisation.

Se faire un film où l’on incarne Guillaume Tell ou Buffalo Bill, pourquoi pas ? Mais n’oublions pas que la lumière crue à la fin de la séance nous replonge dans la réalité !

 

 

 

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