08/10/2013

Et maintenant que vais-je faire (air connu) ?

Il faut croire que le conseil était bon : j’ai fait un blog et me retrouve élu, en pleine Bérézina toutefois de mon parti. J’ai un peu le même sentiment que le joueur de foot dont l’équipe ramasse un 7 à 1 mais qui a marqué l’unique but…

Merci donc et sincèrement aux lecteurs de ce blog, et aux autres qui m’ont donné leur voix.  Mais pour quoi ?

Pas pour faire des analyses rétrospectives ou des spéculations sur l’avenir et des hypothèses de stratégies futures, qu’il faut laisser aux spécialistes de la science politique, visiblement nombreux à s’exprimer à Genève.

Plutôt pour :

-          Participer au nécessaire questionnement interne des Verts suite à ce désaveu de l’électorat.

-          Partir au Grand Conseil sans préjugés pour tenter de construire des majorités qui bénéficient  à la plupart des citoyens, que la proposition émane de nous ou d’un autre parti.

-           Etre au clair sur les valeurs que je veux défendre  et le faire le plus intelligiblement possible.

-          Connaître bien les dossiers.

-          Accepter le compromis, non la compromission.

Et puis, je tiendrai encore ce blog, vaille que vaille, car il ne m’a pas seulement aidé à être élu, il est également source d’échanges et de satisfactions.

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Commentaires

Que vous soyez Vert, MCG, de gauche ou de droite, cela n'a aucune importance! C'est la sincérité qui compte. Et je crois que vous êtes un homme sincère. C'est pourquoi, je me permets de vous souhaiter bonne chance pour la suite de votre combat.

Cordialement, Hank Vogel.

Écrit par : Hank Vogel | 08/10/2013

Toutes mes félicitations pour votre élection qui démontre qu'on peut encore voter pour une personne et pas seulement pour un parti.
Dans les éléments qui expliqueraient la défaites des Verts, je ferais assez mienne celui qui exprime qu'ils se sont trop attachés à une idéologie et qu'ils ont manqué des occasions de s'adapter à la réalité de l'ici et maintenant. La démarche écologique se construit et des décisions trop absolues peuvent faire s'écarter des personnes intéressées.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 08/10/2013

J'ai entendu une analyse ce matin sur France Culture à propos de la montée des partis populistes à travers toute l'Europe, que ce soit en Norvège, en France, en Autriche, etc. Il expliquait que les partis gouvernementaux traditionnels ont du mal à reprendre la main car le modèle unique est celui de la croissance et si ces partis ne peuvent assurer un minimum de croissance, ils se font désavouer par leurs électeurs...c'est le seul système de valeur reconnu et perceptible, celui dont tous les média parlent, les politiciens, l'économie...la croissance...si les partis au gouvernement n'atteignent pas cette croissance, ils sont considérés comme inadéquats et montent alors des réactions de peur, de mécontentement, de désarroi...alors un bouc émissaire est vite et facilement trouvé...celui dont s'emparent les mouvements populistes...avec ce levier...ils soulèvent les foules...
Seule solution : vu que notre monde est un espace fini avec des ressources épuisables, que la croissance ne peut pas durer éternellement , il faut travailler à rendre crédible un autre modèle de société dont la croissance n'est pas le seul critère de réussite...
Le chantier est ouvert...
Les idées fusent....
il faut résister....

Écrit par : Violaine Keiflin | 09/10/2013

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