28/09/2013

A qui profite le voile?

Sur son blog :

http://pierreweiss.blog.tdg.ch/archive/2013/09/28/les-verts-voilent-un-voile-vert-247732.html

Monsieur Weiss se livre à un étrange distinguo sémantique : il revendique le droit à l’anti-islamisme qui se démarquerait de l’islamophobie. Tiens donc, comment réagirait le vice-président de la LICRA si un révisionniste ou un négativiste revendiquait la même différence entre antisémitisme et sémitophobie ? Expliquerait-il à un Copte qu’il lui faut distinguer  dans les tourments qu’endure cette communauté égyptienne l’antichristianisme de la christianophobie ?  A l’évidence, il s’agit dans tous les cas d’exprimer un sentiment de rejet d’une religion ; soit dit en passant, ce n’est pas le cas de l’antifascisme, que M. Weiss convoque à son bénéfice, qui marque, lui, le rejet d’un régime politique.

 

En outre, à la peine avec les signes, il croit déceler une stratégie verte pour masquer le foulard d’une de nos candidates. Les Verts auraient donc conçu tout leur concept graphique de campagne pour voiler une des 42 candidates au Grand Conseil ? Soyons sérieux ! Les Verts ont défini leur communication en noir et blanc, avec la seule touche verte de couleur des slogans, pour signifier que les personnes importent moins que les idées qu’elles défendent.  Evidemment, je peux comprendre que M. Weiss n’ait pu l’appréhender !

 

Le rejet patent de l’Islam en tant que religion dont fait preuve le député PLR débouche sur sa croisade contre le foulard à l’école, écœurante et dangereuse.

Écœurante parce qu’il prend en otages des jeunes filles dans un âge où tout adolescent doit construire son identité et les place dans un conflit de loyauté inadmissible : ou bien elles se conforment à leur famille et sont interdites de scolarité publique, ou bien elles enlèvent leur foulard pour pouvoir aller à l’école avec leurs amis de quartier et elles trahissent leurs parents.

 

Dangereuse parce que tourner le dos à une attitude genevoise qui a maintenu l’harmonie religieuse entre les élèves (tout en exigeant la laïcité extérieure des enseignants) au long des décennies passées, comporte un gros risque : celui de radicaliser négativement l’image de Genève, jusqu’à présent nuancée et tolérante sur le plan religieux. Or,  il y a beaucoup plus à perdre (conférences de paix ou tranquillité face au terrorisme) qu’à gagner (des voix pour M. Weiss) dans le durcissement réclamé.

20:15 Publié dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (26) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Avec votre leitmotiv de rejet de religion, vous vous aveuglez ! Les Verts, en acceptant dans leur liste électorale une candidate qui ne respecte pas les lois de son pays, témoignent qu’ils n’ont pas une haute conception de la fonction de député ! Cf.
http://micheleroullet.blog.tdg.ch/archive/2013/09/28/candidate-voilee-au-grand-conseil-247730.html

Le “moralement correct” des Verts est inqualifiable ! Mais j’espère que votre morale vous permettra de ne pas censurer mon commentaire…

D’ailleurs, qui rejette qui dans l’attitude d’un Nicolas Blancho à découvrir sous :

http://www.youtube.com/watch?v=XfnxW56Np3E

Écrit par : Michèle Roullet | 28/09/2013

Qui est ici aveuglé et qu'est-ce qui l'aveugle?

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 28/09/2013

Puisqu'il s'agit de moi que l'on parle, voilà une petite précision : j'enlève mon foulard depuis 13 ans et ainsi je respecte la loi, point final.
Et oui, je souhaite être élue pour défendre une idée de la société basée sur le respect de chacun et de l'environnement. J'adhère complètement au programme des Verts en particuliers sur les questions de l'enseignement que j'ai aidé à élaborer.
Visiblement, une femme voilée qui pense, ça fait peur ! J

Écrit par : Lucia Dahlab | 29/09/2013

Madame Roulet, vous MENTEZ. Ce n'est pas bien! Aucune loi n'interdit à une candidate d'être voilée. Aucune loi n'interdit à une enseignante, en dehors de son travail, de porter le voile. Les voies de recours employées à l'époque sont un droit fondamental de la justice de notre démocratie. Déboutée, cette enseignante respecte la loi. C'est donc ça qui vous dérange? Qu'une citoyenne fasse recours?

Par votre commentaire nauséabond, fascisant car mensonger, vous tombez bien bas. Pas plus haut que les fous de Dieu que vous dénoncez...

Écrit par : Jesus | 29/09/2013

"Écœurante parce qu’il prend en otages des jeunes filles dans un âge où tout adolescent doit construire son identité et les place dans un conflit de loyauté inadmissible : ou bien elles se conforment à leur famille"

M. Bugnion, savez-vous ce qu'est un otage? L'utiliser ici est effectivement écoeurant. Surtout vous nous dites que ces jeunes filles sont contraintes par leurs familles de porter le foulard. Et vous acceptez ce fait. C'est écoeurant. Il n'y a pas de conflit de "loyauté". Il y a la Constitution de la République est Canton de Genève à laquelle tout citoyen et tout résidant de ce canton doit se soumettre. Parents et enfants. Une Constitution contradictoire certes, mais qui affirme la laïcité. Si maintenant une loi est votée par le peuple sur cette question du foulard à l'école, tout un chacun devra l'accepter et personnes ne pourra s'en dispenser et refuser de l'appliquer. L'assimilation est à ce prix.

M. Bugnion, vous êtes directeur d'école. Acceptez-vous dans votre établissement que les élèves gardent leur casquette ou leur bonnet durant les cours? Si oui, ils seront heureux de l'apprendre. Si non, pourquoi cette discrimination?

Si demain une religion exige de venir en classe en slip ou simplement torse nu, faudrait-il l'accepter?


"Le rejet patent de l’Islam en tant que religion "

Ce que vous n'avez pas compris (ou que vous refusez de comprendre), c'est que l'islam est une idéologie POLITIQUE totalitaire. Et je ne comprends toujours pas que le combat contre cette idéologie mortifère dont le texte fondateur est une insulte permanente à la raison et aux Lumières soit laissé à la droite et à l'extrême droite alors que les valeurs d'égalité et de laïcité sont des valeurs fondamentales de la gauche, comme le rappelle si bien Yves Scheller, homme de gauche, lui. Au moins un. Pour les soumis nous sommes des mécréants, des êtres inférieurs. Les chrétiens et les juifs sont des menteurs - c'est dans le coran. Voltaire avait compris qui qualifiait l'islam de peste et Mahomet de Tartufe les armes à la main. Oui, c'est écoeurant que vous deviez accepter dans une école de la république des enfants soumis aux soi-disant ordres d'un imposteur qui pilla, assassina, viola, eut à 54 ans des relation sexuelles avec une enfant de 9 ans, massacra des Juifs, déjà... Voilà des faits politiques sous couvert de la religion. Ingénieux alibi pour croyants naïfs au-delà de toute intelligence.

Et je me doute que nul enseignant dans votre école n'ose évoquer les crimes de cet imposteur.


"et elles trahissent leurs parents."

Comment peut-on écrire un telle chose quand on est directeur d'une école? Vous savez très bien que ce sont les jeunes filles musulmanes qui sont exclues par leurs parents des classes vertes ou des voyages d'études ou de toute sortie qui dure plus d'un jour. Alors que ces activités sont censées être obligatoires. Qui trahit qui? Avez-vous oublié l'article 4 de la LIP : "d) de préparer chacun à participer à la vie sociale, culturelle, civique, politique et économique du pays, en affermissant le sens des responsabilités, la faculté de discernement et l’indépendance de jugement". Où sont "la faculté de discernement" et "l'indépendance de jugement" sous le voile imposé par les parents? Qui trahit qui en fin de compte?

Écrit par : Johann | 29/09/2013

@Johann. L'expression "pris(e) en otage" renvoie à une situation où la personne est captive de forces qui la dépassent et ne peut choisir par elle-même. C'est exactement ainsi que je vois le dilemme des jeunes filles musulmanes interdites de foulard à l'école. Quand on traverse l'adolescence, on construit sa pensée, son rapport au monde, mais on est aussi en lien affectif compliqué avec ses parents (amour et détachement ne sont pas faciles à concilier). Imposer un choix face à la religion de leurs parents leur enlèvera le temps nécessaire à l'élaboration d'une position personnelle pour ou contre le foulard. Or, actuellement, beaucoup d'élèves musulmanes ne le portent déjà pas; laissez-leur à toutes le temps de faire leur propre choix. Ce n'est évidemment pas le cas des casquettes et bonnets en classe qui doivent être enlevés, rassurez-vous, par simple politesse sociale.
La première loyauté dites-vous s'applique à la Constitution qui établit la laïcité certes, mais elle garantit aussi la liberté de croyance et de religion. Ce qui complique à l'évidence le débat pour nous qui sommes habitués à distinguer l'Eglise et l'Etat, c'est la fusion que fait l'Islam entre religion, vie quotidienne et politique. Vous braquez le projecteur sur le dernier aspect, pour ma part, je suis persuadé que l'immense majorité des Musulmans de Suisse en sont détachés, plutôt préoccupés par la possibilité de vivre en bonne intégration et dans le respect de leur croyances religieuses, lorsqu'ils sont pratiquants. Bien sûr, il est des exceptions, mais il s'agit justement de ne pas les confondre toutes et tous dans le même portrait.

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 29/09/2013

Excellente note qui met l'accent sur la réalité concrète qu'il n'y a pas de problème à l'école mais bien une instrumentalisation du port du foulard.
C'est effectivement tragique d'en faire porter les conséquences à des adolescentes.
Se focaliser sur les minarets ou le foulard qui laisse libre tout le visage montre l'étroitesse de vision d'une autre religion.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 29/09/2013

La psychologie à 2 balles de Jean-Michel Bugnion!

Une petite fille, une jeune fille se réfère aux autres filles de sa génération. Elle tient à porter les mêmes vêtements et surtout pas, à se différencier par un foulard.

Le foulard, c'est la pression des parents, la contrainte familiale, et non la liberté à laquelle elle aspire. Et lorsque le foulard est obligatoire et sommé de le porter, selon les préceptes d'une religion, il devient une prison psychologique à laquelle beaucoup d'hommes sur cette blogsphère, socialistes, verts et autres joyeux lurons, dans un coin de leur cerbeau reptilien, veulent enfermer les femmes.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 29/09/2013

A deux balles, c'est vrai que ça fait pas cher! Dites, et la vôtre, à combien l'estimez-vous?

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 29/09/2013

Ce n'est pas l'interdiction du foulard qui est discréminante à l'école. Mais le foulard lui-même! Il discrémine les élèves entre eux, impose une différence inutile, exhibe la soumission des femmes et montre la supériorité d'une religion sur l'autre. Voilà le problème! Mme de Meuron n'y comprend rien, comme d'habitude. L'école est laïque et égale pour tous et toutes. Or le foulard introduit une différence discriminante et abolit cette égalité.

Écrit par : Fedor | 29/09/2013

Mesdames et Messieurs,

Que cela vienne de la justice ou des politiques de tous bords, il est clair que nous ne pouvons tolérer un tel acte d'accepter qu'une femme ce présente dans un tel accoutrement en politique sur le territoire Suisse.

Je mets en cause le DF qui à mon sens et dans l'obligation d'interdire un tel acte d'incivilité, égards à notre démocratie. Et à nos us et coutumes. Il est grand temps de mettre de l'ordre. C’est à ce demandé si le conseil fédéral et conscient de leurs désaveux de la politique que nous menons contre cette société Islamique.

Tolérance Zéro. Il est grand temps aussi de déterminer que de bafouer les lois et surtout de ne pas accepter le multiculturalisme nocive à notre société, qui plus es de démontrer une fois encore de cautionner un tel acte doit être sanctionné.

Maastricht, et Le CEDH ne peuvent pas impunément nous mettre sous pression par une idéologie religieuse qui n'est pas de notre culture et de plus prend de l'ampleur dans l'enceinte même des gouvernements.

Écrit par : ROD | 29/09/2013

"un Copte qu’il lui faut distinguer dans les tourments qu’endure cette communauté égyptienne"
Pléonasme. Copte et égyptien sont la même chose. Les Arabes ont conquis ce pays avec l'islam, comme ils conquièrent Genève et l'Europe aujourd'hui grâce à la même idéologie de combat...

Écrit par : Géo | 29/09/2013

Je suis étonné par les commentaires de tous les gens "qui savent" tout sur l'islam, sur ce que veulent les filles musulmanes, leurs parents, qui sont les Coptes, les arabes, ce qui est nocif, etc.

Les généralités ont encore de beaux jours ...

Écrit par : Alain | 29/09/2013

"L'expression "pris(e) en otage" renvoie à une situation où la personne est captive de forces qui la dépassent et ne peut choisir par elle-même."

Non Monsieur Bugnion, le mot otage signifie que la vie de qqn est en jeu si une condition n'est pas satisfaite. Restons un peu sérieux dans l'usage des mots:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Otage

Si une personne mineure est captive d'une idéologie totalitaire, c'est le devoir non seulement de l'Etat, mais aussi de la société de mettre des garde-fous législatifs qui vont faire comprendre aux parents qu'il y a des règles et des valeurs à respecter dans notre société et que le prosélytisme et la discrimination n'ont pas leur place dans un bâtiment de l'Etat. Ce qui est valable pour les enseignants doit aussi l'être pour les élèves. Par simple cohérence.


"Imposer un choix face à la religion de leurs parents leur enlèvera le temps nécessaire à l'élaboration d'une position personnelle pour ou contre le foulard."

Tant de naïveté est confondante... Aucun temps n'est "enlevé", bien au contraire.


"Or, actuellement, beaucoup d'élèves musulmanes ne le portent déjà pas;"

Raison de plus.


"Ce n'est évidemment pas le cas des casquettes et bonnets en classe qui doivent être enlevés, rassurez-vous, par simple politesse sociale."

Une politesse sociale dont sont dispensées certaines élèves... Merci de nous confirmer ainsi que vous discriminez les non-musulmans. Et qu'allez vous répondre à un élève qui vous rétorquera qu'il porte un béret laïc?

http://regardscroises.blog.tdg.ch/archive/2013/05/09/apres-voiles-et-chapeaux-des-religieux-voici-le-beret-des-la.html

Où est l'égalité des droits? Votre prise de position la bafoue.


"La première loyauté dites-vous s'applique à la Constitution qui établit la laïcité certes, mais elle garantit aussi la liberté de croyance et de religion."

Désolé, mais le foulard - de même que n'importe quel accoutrement qui masque tout ou partie de la tête - n'est pas une prescription religieuse musulmane (nulle trace dans le coran), mais sociale qui vise le contrôle des femmes et leur soumission à un homme. En acceptant des élèves portant le foulard vous acquiescer à une pratique moyenâgeuse et discriminatoire, en totale contradiction avec nos valeurs d'égalité de droits entre les hommes et les femmes.


"Ce qui complique à l'évidence le débat pour nous qui sommes habitués à distinguer l'Eglise et l'Etat, c'est la fusion que fait l'Islam entre religion, vie quotidienne et politique."

Autrement dit une idéologie totalitaire qui utilise la religion pour avancer masquer. Auriez-vous la même tolérance face à un élève qui se présenterait dans votre école avec un symbole nazi?


"Vous braquez le projecteur sur le dernier aspect, pour ma part, je suis persuadé que l'immense majorité des Musulmans de Suisse en sont détachés, plutôt préoccupés par la possibilité de vivre en bonne intégration et dans le respect de leur croyances religieuses, lorsqu'ils sont pratiquants."

C'est votre droit de penser de la sorte. Tant qu'ils sont minoritaires et, c'est vrai, ce n'est pas demain qu'ils représenteront une menace. Mais raison de plus pour éviter toute contamination par l'enseignement de la laïcité par la pratique et par la loi. Et le plus tôt serait le mieux. Vous seriez aussi très surpris de la capacité de mobilisation des musulmans dès qu'ils ont le champ libre.


"Bien sûr, il est des exceptions, mais il s'agit justement de ne pas les confondre toutes et tous dans le même portrait."

Bis repetita placent : raison de plus pour empêcher par la loi les pratiques extrémistes.

Écrit par : Johann | 29/09/2013

Définition du Robert Dictionnaire de la langue française:
Fig. ""Prendre en otage: exercer une pression, un chantage politique sur..."
Visiblement Johann, nous n'avons pas les mêmes références! Il en va de même pour notre sujet de discussion, vous voulez mettre le feu là où je préfère la recherche de l'harmonie. Chacun choisit son camp, je demeure convaincu que la république a plus à gagner en adoptant mon point de vue...

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 01/10/2013

Cher Monsieur,

Je n'ai pas de mots plus évoquants que ceux de votre billet pour exprimer ma pensée et les aboutissants de ma propre réflexion.
Merci.

Écrit par : Chuck Jones | 30/09/2013

Question à Mme Lucia Dahlab:

Si vous êtes élue au Grand Conseil, y siègerez vous * voilée * ?

Écrit par : Chuck Jones | 30/09/2013

@Noelle Ribordy,

- « La psychologie à 2 balles de Jean-Michel Bugnion!
Une petite fille, une jeune fille ...
Le foulard, c'est la pression des parents, la contrainte familiale, et non la liberté à laquelle elle aspire. »

Madame, êtes vous sûre d'avoir bien compris les proposde M Bugnion ?
Nulle part, celui-ci ne réclame-t-il de confisquer "la liberté" des jeunes filles, "cette liberté à laquelle elle aspire" comme vous l'écrivez, d'ôter son voile à l'école. Bien au contraire.

Si vous lui posiez la question s'il soutient cette liberté, vous ne lui prèteriez pas les propos que vous sembler lui attribuer mais qu'îl n'a aucunement tenus.

Écrit par : Chuck Jones | 30/09/2013

@Fédor

- « Mais le foulard lui-même! Il discrémine les élèves entre eux, impose une différence inutile, »

Alors s'il faut éliminer les différence inutiles à l'école, il faut supprimer le pantalon et les baskets aux garçons, TOUS EN JUPE et EN SOULIERS VERNIS.

Et leur offrir un service de taxi pour aller à et rentrer de l'école, comme les enfants de riches.

Écrit par : Chuck Jones | 30/09/2013

@ROD:

- « ... une femme ce présente dans un tel accoutrement en politique sur le territoire Suisse.

Je mets en cause le DF qui à mon sens et dans l'obligation d'interdire un tel acte d'incivilité, égards à notre démocratie. Et à nos us et coutumes. Il est grand temps de mettre de l'ordre. »

Ce quoi, le "DF" ?

"Obligation d'interdire" ? Ca s'applique aussi au Pape, aux cardinaux, aux évêques, aux pasteurs et aux rabbins au moins ?

Mettre de l'ordre dans nos "us et coutumes" ? Vous voulez dire les écrire dans la loi ? Mais alors c'est plus des us et coutumes.

- « C’est à ce demandé si le conseil fédéral et conscient de leurs désaveux de la politique que nous menons contre cette société Islamique. »

Qui ça, "nous" ?

Et quelle politique ?

Et quelle société islamique ?

Écrit par : Chuck Jones | 30/09/2013

Pour qu'il n'y ait pas d'ambiguité, il faut enlever à la burka, au niqab, au voile toute référence, idéologie, religieuse, féministe, machiste socialiste et autres fantasmes.

Pour que les converties à l'Islam, les filles musulmanes obéissantes ou non obéissantes à leur religion, ne portent pas d'invectives contre les habitants des pays laiques et ne s'amusent pas à les culpabiliser prétextant que ceux-ci bafouent la liberté religieuse et d'expression, il faut considérer la burka et le niqab comme un vêtement laique.

Et ajouter à nos lois qui ne sont pas complètes: il est interdit de circuler dans les rues avec le visage voilé, caché.

Pour le voile, il faut s'en tenir à une charte de laïcité.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 01/10/2013

Pour le "foulard", il faut s'en tenir à une charte de laïcité.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 01/10/2013

Je réagis à la dernière phrase de votre billet: "On ne l'entend pas proposer l'interdictio du voile des religieuses chrétiennes". Les religieuses chrétiennes ont choisi le voile. Les femmes provenant de pays musulmans ("pays musulmans"... tout est dit: pas de séparation Eglise-Etat) n'ont pas le choix, le voile leur est imposé à toutes ! C'est bien là le problème !

Écrit par : Karine Launay | 02/10/2013

- "Les femmes provenant de pays musulmans ("pays musulmans"... tout est dit: pas de séparation Eglise-Etat) n'ont pas le choix, le voile leur est imposé à toutes ! C'est bien là le problème !"

C'est inexact.
Qu'importe d'où elles proviennent.
La loi ne fait pas de discrimination.
En Suisse, toutes les femmes sont libres de porter un foulard, qu'importe la signification symbolique que chacun veut lui donner.

La seule raison demandant à chacun de se décoiffer est une coutume de politesse (suivant un code local appellé "étiquette"), très arbitraire, et surtout, selon le même code, facultative, qui excuse des invités de ne pas obéir à des coutumes qui leur sont étrangères, et s'il est prévu pour un hôte de répéter une fois seulement sa demande, il lui est expressément demandé de ne pas *** insister *** sa demande, ou *** exiger *** de ses invités d'appliquer ou de connaître ce même code.

Toutefois, le même code de politesse stipule que le respect des croyances et observations religieuses des autres, comme la turban des sikhs, prime sur la politesse demandée de se décoiffer.

L'antagonisme vient d'un amalgame de plusieures codes ou protocoles simultanément en jeu, qui deviennent conflictuels, et qu'il est impossible de résoudre sans donner priorité à l'un ou l'autre.

Veuillez noter que l'énoncé ci-dessous n'est pas tiré d'une référence quelconque, mais une tentative de description structurée éclair de mon interprétation de certains mécanismes de limites qui se mettent en place lorsque deux personnes de sociétés différentes se rencontrent sur un terrain revendiqué par l'une d'entre elles.

1) le statut accordé à l'étranger: invité ou visiteur réfugié/immigré.

L'invité est bienvenu, on lui accordera l'exception aux us et coutumes de son propre hôte, et on lui pardonnera ses écarts considérés autrement comme "envahissants". C'est le devoir d'accueil d'un hôte.

Le visiteur n'est pas bienvenu, on ne l'attendait pas, mais on fera le minimum pour le dépanner, l'abriter, le nourrir et lui fournir un minimum de confort. C'est le devoir de charité d'un hébergeur. On lui indiquera les us et coutumes et on lui demandera de les respecter, par respect envers son hébergeur. Les abus du visiteur sont d'abord signalés, mais lorsque répétés, deviennent un motif pour l'hébergeur pour l'expulsion.

2) la religion.

Le faire-valoir de la religion de l'invité, est à considérer par son hôte comme un privilège. L'hôte manifestera de tolérance par rapport à sa propre religion et à ses propres coutumes, et recherchera à procurer à son invité des facilités. Seulement lorsqu'une pratique de son invité provoque une détresse insoutenable chez l'hôte peut-il faire part de cette détresse, et non d'une quelconque opposition, et demander à son invité que cette pratique ne soit pas commise sous son toit. La pratique de la religion d'un invité n'a pas à demander la participation de son hôte.

Le faire valoir de la religion du visiteur est à considérer par son hébergeur, non ccmme un privilège, mais comme un confort. L'hébergeur n'a aucun devoir à procurer une quelconque facilité à son visiteur, et peut s'opposer à certaines pratiques religieuses de son visiteur, si des signes spécifiques et manifestes de ces pratiques provoquent une détresse insoutenable de l'hébergeur, pour que la répétition de telles pratiques devienne un juste motif de rejet.

3) Us et coutumes

Le faire-valoir des us et coutumes de l'invité, idem que la religion de l'invité.

Le faire-valoir des us et coutumes du visiteur, idem que la religion du visiteur, sauf qu'il suffit que des signes spécifiques et manifestes de pratiques auxquelles s'opposent l'hébergeur provoquent seulement le désarroi, mais bien réel de l'hébergeur, pour que la répétition de telles pratiques devienne un juste motif de rejet.

Écrit par : Chuck Jones | 05/10/2013

- "Et ajouter à nos lois qui ne sont pas complètes: il est interdit de circuler dans les rues avec le visage voilé, caché."

Donc interdire le casque intégral et la cagoule d'hiver des motards, scooteristes, et cyclistes ...
Donc interdire les voiles des mariées et des veuves ...
Donc interdire les écharpes montant au dessus du nez en hiver ...

Écrit par : Chuck Jones | 05/10/2013

Chuck Jones,

Interdire le casque intégral: Il s'agit d'un casque utilitaire que les conducteurs mettent comme protection, lors d'un accident. C'est de la prévention. Ce casque est enlevé, lorsque le motard descend de sa moto. Par contre, il le garde pour commettre des braquages.

Interdire les voiles des mariées: Toutes les mariées ont le visage découvert. Ce n'est pas punissable.
Interdire le voile aux veuves, vous voulez parler de la veuve blanche, la britanique convertie, mariée à un kamikaze tué lors des attentats de Londres et soupçonnée d'avoir participé à l'attentat de Nairobi.
Alors oui
Interdire les écharpes l'hiver, les médecins vont être heureux. Ils auront plus de patients. Trêve de plaisanterie. Dans les magasins, dans les commerces, dans les maisons, bien au chaud, on ôte son écharpe.

Pour les femmes musulmanes et les autres converties, qu'elles portent la robe ample noire, bleue, mais sans voiler leur visage. La burqa, le niqab, deviendrait ainsi un vêtement laïque dans une société démocratique.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 05/10/2013

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