25/08/2013

La rentrée

Bon, lundi, c'est la rentrée et, traditionnellement, je vais accueillir (pour la dernière fois, snif) la volée des "petits" 9ème, tout frais émoulus (attention à l'erreur d'orthographe...) de l'école primaire. Si vous saviez comme ils sont mignons, tout sages et un peu intimidés, assis les 232 sur les bancs de l'aula.

 

Et à la fin de chaque année, 3 ans plus tard, je voyais, tout aussi traditionnellement, la volée des 11ème pour marquer leur départ de l'école obligatoire.
Si vous saviez comme ils ont changé durant ces 3 ans, et dans le corps, et dans la tête…

 

Or, qui a accompagné cette formidable transformation, outre leurs parents? Qui a, quotidiennement, amené ces cerveaux adolescents - pourtant dans leur phase de vie (13-15 ans) durant laquelle ils sont le moins réceptifs aux apprentissages scolaires- à se pencher sur leurs bouquins et rester à leur place, bon gré mal gré?

Faire apprendre et transmettre est certes nécessaire, mais pas suffisant, notoirement à cet âge-là ; il faut encore réunir les conditions adéquates pour que l’enseignement et l’apprentissage se déroulent de manière idoine, pour tous les élèves ; il faut à la fois gérer le collectif et être attentif à l’individualité de chacun, être à la fois ferme quant au cadre à respecter et bienveillant pour chaque élève.

C’est ici que réside l’essentiel, non dans les structures de l’enseignement ; c’est le travail, jour par jour, de tous les adultes qui œuvrent au CO qui constitue le ciment de la construction de pensée et d’attitudes de tout ado genevois.

Volontiers décrié par certains, partisans d’une école de l’excellence sélective au détriment des élèves en difficultés qui n’en peuvent mais, pointé du doigt médiatiquement au moindre soubresaut alors que la fameuse violence dite des jeunes est d’une part en diminution1 dans l’espace scolaire et d’autre part constitue le reflet inévitable de celle de la société, le CO genevois se porte en réalité plutôt bien : dans chaque établissement, nous reconnaissons que 95% des élèves ne posent pas de réels problèmes comportementaux.

Nos enfants, lorsqu’ils fréquentent le Cycle d’Orientation ne sont pas pires ou meilleurs que ceux d’avant ou ceux d’ailleurs ; ils sont juste des ados qu’il convient d’encadrer et de soutenir.

A la veille du coup de pistolet marquant le départ d’une nouvelle année scolaire, une pensée sincère et reconnaissante à tous ceux qui s’en chargent : profs, personnel administratif et technique, équipe médico-psycho-sociale et membres du conseil de direction de l’établissement.

 

1 Voir à ce propos : Actes de violence dans les établissements publics genevois d’enseignement recensés dans SIGNA Année 2012-2013, SRED et Evaluation des comportements violents chez les jeunes ces 20 dernières années, Denis Ribeaud, 2013, sous www.jeunesetviolences.ch

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